Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Égypte - La Jamaa islamiya menace - les États-Unis d’actes de violence

Le «harcèlement» infligé par les États-Unis au cheikh Omar Abdel Rahman, le chef spirituel du mouvement intégriste de la Jamaa islamiya, pourrait conduire à des actes de violence antiaméricains, a averti lundi un des avocats de l’organisation. «Nous avertissons les États-Unis qu’ils ne récolteront que de l’amertume en réponse au harcèlement et à la poursuite de l’humiliation du cheikh Omar Abdel Rahman», a déclaré l’un des principaux avocats de la Jamaa, l’avocat Montasser al-Zayyat, lors d’une conférence de presse organisée par le comité de défense du chef spirituel. Interrogé quant à savoir si cet avertissement pourrait signifier «une reprise des actes de violence», il a répondu : «C’est un avertissement». «Je pense que le harcèlement du cheikh Omar peut mener à la violence» par ses disciples, a affirmé l’avocat. Arrêté en 1995, le cheikh Abdel Rahman avait été condamné à la détention à perpétuité en janvier 1996 à New York pour son implication dans l’attentat contre le World Trade Center, qui avait fait six morts et un millier de blessés en 1993. La Jamaa, qui avait mené des attaques meurtrières dans les années 1990, avait annoncé en mars 1999 qu’elle mettait fin à la violence, après une trêve de facto sur le terrain depuis l’attentat de Louxor, qui avait coûté la vie à 58 touristes, en novembre 1997. «Les pratiques des États-Unis visant à l’humilier (Abdel Rahman) et à humilier les peuples arabes et islamiques auront des retombées dangereuses», a poursuivi Me Zayyat. Il a assuré que ces actes éventuels seraient perpétrés par «les disciples du cheikh Omar Abdel Rahman» et qu’ils «pourraient avoir lieu hors d’Égypte», s’est-il contenté d’ajouter. Le fils du cheikh, Abdallah Abdel Rahman, a affirmé qu’il «tiendrait le gouvernement américain responsable au cas où un malheur devait arriver au cheikh Omar». Il a affirmé que depuis 1995, mon père n’était pas autorisé à effectuer la prière rituelle du vendredi en compagnie d’autres fidèles» comme le veut la religion islamique et qu’il était «privé d’écouter la radio». Il a «condamné» le refus de l’ambassade américaine de lui accorder, ainsi qu’à l’épouse du cheikh, des visas pour pouvoir lui rendre visite en prison.
Le «harcèlement» infligé par les États-Unis au cheikh Omar Abdel Rahman, le chef spirituel du mouvement intégriste de la Jamaa islamiya, pourrait conduire à des actes de violence antiaméricains, a averti lundi un des avocats de l’organisation. «Nous avertissons les États-Unis qu’ils ne récolteront que de l’amertume en réponse au harcèlement et à la poursuite de l’humiliation du cheikh Omar Abdel Rahman», a déclaré l’un des principaux avocats de la Jamaa, l’avocat Montasser al-Zayyat, lors d’une conférence de presse organisée par le comité de défense du chef spirituel. Interrogé quant à savoir si cet avertissement pourrait signifier «une reprise des actes de violence», il a répondu : «C’est un avertissement». «Je pense que le harcèlement du cheikh Omar peut mener à la violence» par ses...