Grossit-on davantage à certaines périodes de l’année? Les spécialistes répondent, à l’unanimité, de façon affirmative. La chronobiologie le confirme... L’appétit en effet varie selon les saisons. Deux substances produites par le cerveau, la sérotonine et la dopamine, interviennent dans le contrôle de la satiété. L’envie de manger sucré durant l’automne provient d’une diminution de la sécrétion de sérotonine aux alentours d’octobre-novembre. Les sucres se transforment en graisse constituant des «réserves» avant la survenue des froids de l’hiver. À l’inverse, la dopamine est produite en grande quantité au printemps (février-mars). Elle favorise l’élimination des graisses et contribue ainsi à la perte d’un à trois kilos. Au changement de saison, par ailleurs, on observe souvent une déprime dite «saisonnière» au cours de laquelle on mange plus tout en bougeant moins... Existe-t-il un moyen ou un secret permettant de conserver le même poids au cours de l’année? Pour que le poids demeure plus ou moins stable, il est beaucoup plus question de dépense physique, donc de mouvement, et de «consommation énergétique» que d’alimentation. En faisant travailler les muscles (marche, natation, sport, danse) pendant au moins 45 minutes d’affilée, deux fois par semaine, on pourrait en principe ne pas reprendre les kilos perdus. Le moral joue aussi un rôle très important. On sait très bien que chez certains individus «la déprime creuse». On a ainsi tendance à grignoter ou à s’alimenter plus copieusement ou plus fréquemment sans augmenter sa dépense calorique en conséquence. La période qui précède les règles est aussi pourvoyeuse de 2 à 3 kilos quelques jours durant. Il faut alors penser à éviter le sel durant ces jours-là, entravant la rétention d’eau par les tissus. Par temps normal, pour ne pas prendre du poids, il faut aussi surveiller sa consommation de graisses. En particulier celles qui se cachent : cacahuètes, chips, barres chocolatées, fromages, crèmes glacées, confiseries et charcuteries. Les dix commandements de la minceur 1– Faire ses courses de ravitaillement toujours l’estomac plein. 2– Établir sa liste d’avance et n’effectuer que les achats prévus. 3– Lire attentivement les étiquettes: la teneur en sucre, en matières grasses peut parfois varier du simple au double. Choisir impérativement les moins riches. 4– Composer à l’avance son menu du jour en prévoyant les collations intermédiaires. Mieux vaut un petit sandwich maigre (jambon, fromage allégé ou blanc de poulet) sans beurre qu’un croissant ou un paquet de biscuits. 5– Diviser en deux, si possible, le déjeuner ou le dîner : plat principal et salade à volonté. Deux heures plus tard, fromage et fruit ou dessert (allégé). 6– Composer ses menus à l’avance ainsi que sa collation de la mi-journée. De préférence après un repas. 7– Après 17 heures, manger le plus léger possible. 8– Mâcher lentement en évitant de se resservir même si les mets sont délicieux et tout à fait à son goût. 9– Chercher à brûler des calories au cours de la vie quotidienne: marcher, monter à pied plutôt qu’en ascenseur, faire ses courses à pied, se dépenser sans compter... 10– Préférer les activités qui consomment le plus d’oxygène, véritable brûleur de graisses. L’exercice doit durer au minimum 20 minutes, l’organisme brûlant le sucre avant les graisses. Conseils généraux – Diversifier les modes de cuisson en misant sur les cuissons à la vapeur, en papillote ou au gril vertical, qui facilite l’écoulement des graisses. – Essayer la cuisson au vin. Savoureuse et diététique, puisque l’alcool s’évanouit à la cuisson. – Boire régulièrement sans attendre d’avoir soif, en évitant les boissons gazeuses, le froid masquant leur goût, souvent sucré. – Penser au jus de légumes (carotte, tomate) plus désaltérant et moins sucré que celui des fruits. – Un verre de vin apporte, à lui seul, 70 calories en moyenne. S’en souvenir avant d’accepter toute offre éventuelle et en tenir compte dans son budget-calories. Produits allégés : gare aux abus Les produits allégés en calories contiennent moins de sucre ou moins de graisses. Beaucoup de subtituts de repas ne sont que des gadgets alimentaires, car la sensation de faim revient plus rapidement. Il faut donc compenser au repas suivant. Ainsi le chocolat «light», allégé en sucre, est plus lourd en graisse: 60g au lieu de 27 g pour 100 g. Pour un fromage blanc à 20% de matières grasses, le remplacement par un «spécial minceur» à 0% calorie n’est pas justifié... Alléger sa cuisine quotidienne en diminuant ou en supprimant les matières grasses ou les abus en sucre est une excellente politique autant pour la santé que pour ses finances...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Grossit-on davantage à certaines périodes de l’année? Les spécialistes répondent, à l’unanimité, de façon affirmative. La chronobiologie le confirme... L’appétit en effet varie selon les saisons. Deux substances produites par le cerveau, la sérotonine et la dopamine, interviennent dans le contrôle de la satiété. L’envie de manger sucré durant l’automne provient d’une diminution de la sécrétion de sérotonine aux alentours d’octobre-novembre. Les sucres se transforment en graisse constituant des «réserves» avant la survenue des froids de l’hiver. À l’inverse, la dopamine est produite en grande quantité au printemps (février-mars). Elle favorise l’élimination des graisses et contribue ainsi à la perte d’un à trois kilos. Au changement de saison, par ailleurs, on observe souvent une déprime...