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Actualités - Chronologies

70 % des porteurs et malades vivent en Afrique subsaharienne

25,3 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne vivaient avec le virus du sida à la fin 2000 – soit 70 % des cas mondiaux –, sur un total de 36,1 millions de personnes affectées dans le monde, selon les données les plus récentes de l’agence Onusida. Les femmes de cette région représentent plus de la moitié des adultes séropositifs ou malades. Plus d’un million d’enfants (de 0 à 14 ans) de cette région du monde étaient atteints par la pandémie. L’Afrique subsaharienne ne compte qu’un dixième environ de la population mondiale, mais reste la région la plus touchée avec 72 % des nouveaux cas recensés en 2000 et 80 % des décès enregistrés. Plus de 8 % des Africains adultes sont contaminés par la pandémie. «Pour la première fois, le nombre de nouvelles infections en Afrique subsaharienne semble s’être stabilisé», indiquait cependant en novembre dernier le bulletin de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le nombre de nouveaux cas en 2000 en Afrique subsaharienne est estimé à 3,8 millions (sur 5,3 millions dans le monde), contre 4 millions en 1999. Plus de douze millions d’enfants africains ont perdu un ou deux de leurs parents du sida. Les proportions des adultes séropositifs ou malades du virus sont particulièrement élevées en Afrique australe: record absolu dans le monde, plus du tiers (35,8 %) des adultes du Botswana sont touchés. 25 % des adultes zimbabwéens et du Swaziland, 23 % de ceux du Lésotho, quelque 20 % des Sud-Africains, Namibiens et Zambiens, sont touchés. Huit pays, figurant parmi les plus peuplés du continent, dépassent le million d’adultes et d’enfants vivant avec le sida: l’Afrique du Sud arrive nettement en tête avec 4,7 millions recensés fin 2000. Selon des données de l’Onusida par pays datant de fin 1999, l’Éthiopie vient en second avec 3 millions de cas, puis le Nigéria 2,7, le Kenya 2,1, le Zimbabwe 1,5, la Tanzanie 1,3, le Mozambique 1,2, la République démocratique du Congo 1,1 million. À noter le nombre élevé de cas en Éthiopie où 10,6 % de la population adulte est touchée, dans une région du Sahel et de la Corne de l’Afrique où les taux de contamination sont plus faibles : ainsi, on comptait 0,5 % d’adultes contaminés en Mauritanie, 1,77 % au Sénégal, 2,03 % au Mali, 1,3 % au Niger, 2,8 % en Erythrée. Des évaluations dans certains pays en pleine anarchie, comme la Somalie, et en guerre civile, comme l’Angola ou la RDCongo, restent très difficiles à faire. L’Ouganda a été cité par l’Organisation mondiale de la santé comme un des rares succès africains, grâce à une politique de santé et à des campagnes de prévention intelligentes. Depuis 1993, le taux d’infection chez les femmes enceintes y a diminué de moitié dans certaines régions.
25,3 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne vivaient avec le virus du sida à la fin 2000 – soit 70 % des cas mondiaux –, sur un total de 36,1 millions de personnes affectées dans le monde, selon les données les plus récentes de l’agence Onusida. Les femmes de cette région représentent plus de la moitié des adultes séropositifs ou malades. Plus d’un million d’enfants (de 0 à 14 ans) de cette région du monde étaient atteints par la pandémie. L’Afrique subsaharienne ne compte qu’un dixième environ de la population mondiale, mais reste la région la plus touchée avec 72 % des nouveaux cas recensés en 2000 et 80 % des décès enregistrés. Plus de 8 % des Africains adultes sont contaminés par la pandémie. «Pour la première fois, le nombre de nouvelles infections en Afrique subsaharienne semble...