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Actualités - Chronologies

Cyclisme - Flèche wallonne - Rik Verbrugghe prépare son week-end

Le Belge Rik Verbrugghe veut remettre au goût du jour ce qui, naguère, constituait le «Week-end ardennais», composé de deux volets cyclistes, la Flèche wallonne qu’il vient d’enlever, et Liège-Bastogne-Liège, dimanche. Le Wallon (26 ans) s’alignera au départ de la doyenne des classiques, créée en 1892, mu par le désir de faire comme l’Italien Moreno Argentin qui, il y a dix ans, avait inscrit son nom au palmarès des deux épreuves. Le récent vainqueur du Critérium international n’a pas attendu son escapade au sommet du Mur de Huy (205 m) avec des pentes atteignant 20 % pour croire en ses chances à Liège, lieu privilégié d’entraînement. Il sent désormais «un déclic». «Avant, au départ d’une course, je me disais que j’aimerais bien la gagner, explique-t-il. J’ai maintenant la conviction que je vais le faire». Ainsi, mercredi, dès qu’il est sorti du peloton pour opérer une jonction en tête, l’homme de la Lotto a immédiatement «pensé à la victoire». Bien davantage que les Italiens Michele Bartoli et Francesco Casagrande, ses principaux adversaires en fin de semaine, Verbrugghe a su prendre ses responsabilités sur les bords de Meuse au point que sa cote monte en flèche. «Je vais être marqué mais l’expérience sera enrichissante, observe-t-il. Une nouvelle carrière s’offre à moi. J’ai maintenant la confirmation que je peux gagner Liège-Bastogne-Liège». Un œil sur le Tour La Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège constituaient les deux pôles d’intérêt de ce môme des environs de Charleroi qui, après une dizaine de matches, avait dit «non» au football, «un jeu, pas un sport», lâche-t-il moqueur, qui fabrique parfois «des petits branleurs...» Mais, il serait injuste de faire de Verbrugghe le seul spécialiste d’un jour. Le Tour de France était également au centre des rêveries de gamin. Cette année, il espère y figurer honorablement, persuadé que la Société du Tour n’«oubliera pas» sa formation à l’heure, le 2 mai, de délivrer les quatre derniers bristols. «J’espère faire un grand Tour et aller y chercher une victoire, annonce Rik Verbrugghe. Pour être placé au classement général, trois semaines seront un peu longues. Mais, les courses à étapes de cinq à six jours me conviennent bien». Après avoir savouré, à partir de dimanche soir, un repos complet de deux semaines, il s’alignera au départ du Tour de Romandie puis du Tour d’Italie, davantage dans l’optique «de bien préparer» la Grande Boucle que de jouer un rôle majeur dans le Giro. Claudy Criquielion, «son idole» d’antan, sera bien sûr à ses côtés. Une grande complicité lie le directeur sportif et le protégé. «On se connaît par coeur, souligne Verbrugghe. Personne ne peut m’aider autant. Il améliore des détails dans ma préparation, que nous tenons secrets, qui font la différence». L’ancien champion du monde (1984) s’interroge sur le nombre des «années de progression» de son élève. Cependant, pour l’heure, il est persuadé qu’aucune trace de la Flèche n’altérera la forme de Verbrugghe. «Ce ne sont pas des footballeurs, insiste-t-il. Les cyclistes peuvent supporter deux grosses courses en quatre jours».
Le Belge Rik Verbrugghe veut remettre au goût du jour ce qui, naguère, constituait le «Week-end ardennais», composé de deux volets cyclistes, la Flèche wallonne qu’il vient d’enlever, et Liège-Bastogne-Liège, dimanche. Le Wallon (26 ans) s’alignera au départ de la doyenne des classiques, créée en 1892, mu par le désir de faire comme l’Italien Moreno Argentin qui, il y a dix ans, avait inscrit son nom au palmarès des deux épreuves. Le récent vainqueur du Critérium international n’a pas attendu son escapade au sommet du Mur de Huy (205 m) avec des pentes atteignant 20 % pour croire en ses chances à Liège, lieu privilégié d’entraînement. Il sent désormais «un déclic». «Avant, au départ d’une course, je me disais que j’aimerais bien la gagner, explique-t-il. J’ai maintenant la conviction que je...