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Actualités - Chronologies

ENVIRONNEMENT - Les USA appelés à reprendre - le processus de Kyoto

Le président des négociations de l’Onu sur le changement climatique, le Néerlandais Jan Pronk, a imploré l’Administration Bush de revenir sur sa décision d’enterrer le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique, en estimant qu’un tel geste résultait de «malentendus» et qu’il risquait de nuire aux intérêts américains. Il a souhaité que Washington revienne sur sa décision unilatérale et participe à «un possible compromis» aux prochaines négociations sur le réchauffement du climat prévues à Bonn en juillet prochain. Ces négociations visent à préciser le cadre d’application du protocole. «La non-participation des États-Unis aurait des conséquences négatives. Elle nuirait aux intérêts américains et aux entreprises américaines», a déclaré le ministre néerlandais de l’Environnement lors d’une conférence organisée par une fondation écologiste américaine, le Pew Center for Climate Change. La nouvelle Administration Bush a annoncé son intention de ne pas ratifier le protocole de Kyoto et a refusé d’assujettir les industriels américains à des limites contraignantes concernant les rejets de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Les États-Unis ont invoqué principalement trois raisons pour justifier leur revirement : l’incertitude des modèles scientifiques prédisant un réchauffement du climat; la non-participation sur une base égalitaire des pays en développement et l’impact supposé négatif sur la croissance économique. La décision du président Bush a suscité un concert de critiques unanimes dans le monde. Le protocole de Kyoto a été adopté par 159 pays en 1997 sous l’égide de l’Onu. Il impose à 38 d’entre eux, exclusivement des pays industrialisés, des réductions des émissions de gaz soupçonnées de réchauffer la planète, dont le CO2. Les négociations en cours portent sur la règle du jeu pour faire respecter les quotas de réduction (5,2 % en moyenne en 2010 par rapport à 1990). Les États-Unis sont les premiers pollueurs planétaires avec 25 % des rejets de gaz à effet de serre. M. Pronk a dévoilé la semaine dernière une série de propositions destinées à former la base d’une tentative de compromis pour tenter de sauver le protocole de Kyoto. Il devait être reçu mardi après-midi au département d’État pour une série de consultations consacrées à la présentation de ces propositions, avant de participer mercredi à New York à une réunion informelle des ministres de l’Environnement de la planète. Au titre de ces nouvelles propositions figure l’élargissement de la prise en compte des «puits de carbone» dans les quotas de réduction d’émissions polluantes qu’avait réclamé Washington. Arbres et végétaux en état de croissance stockent en effet du gaz carbonique, empêchant ainsi une partie des gaz à effet de serre de s’échapper dans l’atmosphère. La question avait déchiré Européens et Américains lors des dernières négociations de La Haye en novembre, les Quinze s’étant opposés à une large prise en compte de ces «puits de carbone» forestiers et agricoles en faisant valoir les incertitudes scientifiques du phénomène. Le président de la Conférence mondiale sur les changements climatiques a précisé que ses propos ne constituaient pas une «mise en garde» mais plutôt un «appel à la sagesse». Il a énuméré sept points de malentendus qu’il importait de dissiper et qui, selon lui, ont contribué au revirement américain.
Le président des négociations de l’Onu sur le changement climatique, le Néerlandais Jan Pronk, a imploré l’Administration Bush de revenir sur sa décision d’enterrer le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique, en estimant qu’un tel geste résultait de «malentendus» et qu’il risquait de nuire aux intérêts américains. Il a souhaité que Washington revienne sur sa décision unilatérale et participe à «un possible compromis» aux prochaines négociations sur le réchauffement du climat prévues à Bonn en juillet prochain. Ces négociations visent à préciser le cadre d’application du protocole. «La non-participation des États-Unis aurait des conséquences négatives. Elle nuirait aux intérêts américains et aux entreprises américaines», a déclaré le ministre néerlandais de l’Environnement lors...