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Actualités - Chronologies

Psychiatrie - Dépression : la fausse et la vraie

Maladie de l’âme qui exige une prise en charge globale, la dépression est très souvent confondue avec une simple déprime. Or il s’agit d’une affection moins passagère et sensiblement moins bénigne, exigeant l’aide d’un spécialiste. Si on peut dépasser un spleen intense et une mauvaise humeur occasionnelle, la dépression, elle, exige impérativement un traitement en bonne et due forme. Malheureusement, comme toute affection liée au psychisme, la dépression fait peur. De surcroît, les «pilules de l’humeur», devenues monnaie courante, réussissent à estomper les signes indicateurs du trouble, empêchant ou retardant la prise en charge adéquate. Si la tristesse et la détresse sont communes, d’autres symptômes et diverses manifestations orientent le diagnostic. Lorsqu’une personne semble écrasée sous un amas de tristesse durant toute la journée et à cette disposition s’ajoutent d’autres manifestations, le sujet se trouve dans le cadre de la dépression si cet état dure, immuable, pendant une à deux semaines. L’impossibilité de maintenir des contacts avec l’extérieur, le désintérêt aux personnes et aux activités faisant partie intégrante de la vie du déprimé, la perte de tout désir, toute envie pouvant aller jusqu’au souhait ou même le désir de la mort ajoutés aux troubles du sommeil et de l’alimentation signent un état dépressif manifeste. Il existe toutefois toute une liste d’autres expressions de la dépression, variant d’une personne à l’autre, susceptibles de cacher un état dépressif. Fatigue intense, migraines, douleurs vertébrales ou digestives, difficultés respiratoires (sensation de boule à la gorge ou d’oppression à la poitrine), douleur au niveau du thorax faisant penser à des symptômes cardio-vasculaires sont, dans certains cas, d’origine dépressive. En dehors des douleurs et des malaises persistants, le sujet ne ressent pas de la déprime ou de sentiments de tristesse, fait qui complique le diagnostic. Les examens nécessaires démontrant l’absence de toute anomalie organique permettent de soupçonner un processus de dépression enclenché. Surtout si ces troubles résistent aux soins médicaux classiques. La première étape vers la guérison consiste alors à la prise de conscience du mal-être psychique. Ce qui correspond déjà à 50% du processus thérapeutique, ce dernier associé à d’autres stratégies curatives contribuent à soulager le patient.
Maladie de l’âme qui exige une prise en charge globale, la dépression est très souvent confondue avec une simple déprime. Or il s’agit d’une affection moins passagère et sensiblement moins bénigne, exigeant l’aide d’un spécialiste. Si on peut dépasser un spleen intense et une mauvaise humeur occasionnelle, la dépression, elle, exige impérativement un traitement en bonne et due forme. Malheureusement, comme toute affection liée au psychisme, la dépression fait peur. De surcroît, les «pilules de l’humeur», devenues monnaie courante, réussissent à estomper les signes indicateurs du trouble, empêchant ou retardant la prise en charge adéquate. Si la tristesse et la détresse sont communes, d’autres symptômes et diverses manifestations orientent le diagnostic. Lorsqu’une personne semble écrasée sous un...