Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a sans doute indirectement relancé la lutte pour le maintien dans le championnat de France de football de D1 des équipes sanctionnées en proposant, hier, de donner match gagné à Toulouse contre Saint-Étienne, mais d’annuler les 7 points de pénalité infligés aux Stéphanois dans l’affaire des faux passeports. La proposition de conciliation du CNOSF doit néanmoins recueillir l’approbation des parties concernées pour devenir effective. Mais tout porte à croire qu’il en sera ainsi. Tout naturellement pour Toulouse, qui réclame depuis le début de la procédure match gagné sur tapis vert, et probablement pour Saint-Étienne qui n’écope plus de points de pénalité, alors que les précédentes commissions lui en avaient infligé six ou sept points. «Après de longues semaines de tempête, cela fait énormément de bien de découvrir ce rayon de soleil, même si ce n’est pas encore le grand beau temps, a notamment indiqué Alain Bompard, le président stéphanois. Pour l’AS Saint-Étienne, c’est une énorme bouffée d’oxygène à un moment opportun». Quant au conseil fédéral de la Fédération française de football (FFF), qui étudie la conciliation du CNOSF, vendredi matin, il ne va vraisemblablement pas prendre le risque de déjuger les juristes de la conférence des conciliateurs. D’autant que depuis 1992, dans 70 % des cas, les arbitrages du CNOSF ont débouché sur un règlement à l’amiable et, surtout, lorsque les parties en conflit ont refusé de s’y soumettre et porté leur affaire devant les tribunaux administratifs, ceux-ci ont, dans 95 % des cas, confirmé l’avis des conciliateurs. L’OM se tient prêt Si Saint-Étienne, Toulouse ou les deux équipes rejettent néanmoins la conciliation, elles auront alors la possibilité de saisir la justice administrative. Adoptée, cette conciliation, qui revient à créditer Saint-Étienne de quatre points et Toulouse de trois points, modifierait considérablement les positions en bas de tableau. Les Verts (16e, 32 points) reviendraient à un point du premier non relégable, Marseille. Une aubaine à quatre journées de la fin du championnat qui permettrait aux Stéphanois de conserver l’espoir du maintien. Tout comme Toulouse (17e, 28 points), même si la mission semble ardue. Cependant, revers de la médaille, le match donné gagné à Toulouse face à l’ASSE risque de relancer les velléités contentieuses de certains clubs afin de réclamer les points de la victoire de leurs confrontations contre Saint-Étienne. Une brèche dans laquelle n’a pas manqué de se glisser l’Olympique de Marseille, qui avant de connaître la décision du conseil fédéral, a demandé, par la voix de son président Robert Louis-Dreyfus à la Ligue nationale de football (LNF) et à la FFF de lui octroyer sur tapis vert le gain du match perdu, le 4 août, à Saint-Étienne (0-3), au motif que Saint-Étienne alignait cinq joueurs étrangers non communautaires (Alex, Aloisio, Levytsky, Panov et Guel). Quel que soit le classement de D1 à l’issue de la dernière journée, le 19 mai, la LNF a cependant déjà fait savoir qu’elle entérinerait un classement final au mois de juin, sans prendre en compte les éventuels recours contentieux en suspens.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a sans doute indirectement relancé la lutte pour le maintien dans le championnat de France de football de D1 des équipes sanctionnées en proposant, hier, de donner match gagné à Toulouse contre Saint-Étienne, mais d’annuler les 7 points de pénalité infligés aux Stéphanois dans l’affaire des faux passeports. La proposition de conciliation du CNOSF doit néanmoins recueillir l’approbation des parties concernées pour devenir effective. Mais tout porte à croire qu’il en sera ainsi. Tout naturellement pour Toulouse, qui réclame depuis le début de la procédure match gagné sur tapis vert, et probablement pour Saint-Étienne qui n’écope plus de points de pénalité, alors que les précédentes commissions lui en avaient infligé six ou sept points. «Après de...