Rechercher
Rechercher

Actualités - Communications Et Declarations

Karadzic : « Ils ne me prendront pas vivant »

Le leader serbe de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide et de crimes de guerre par le Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), jure qu’on ne le prendra pas vivant. «Je ne tomberai pas vivant entre leurs mains», déclare-t-il à l’hebdomadaire croate Danas, basé à Mostar, dans un entretien qui est apparemment le premier accordé par Karadzic depuis son passage à la semi-clandestinité en 1996. Selon le journal, Karadzic a invité un journaliste de Danas à le rencontrer dans un village d’Herzegovine sous contrôle serbe. Le reporter a fait le déplacement de Mostar les yeux bandés. «Je ne me cache pas, c’est mon peuple qui me cache. Demandez à n’importe quel Serbe s’il trahirait Radovan Karadzic... Je me déplace en toute liberté, je vais à des baptêmes, je rends visite à mes amis et à mes soldats, récemment je suis allé à Sarajevo», dit Karadzic. «Si je pensais qu’en me livrant je rendrais service au peuple serbe, je le ferais immédiatement. Mais il serait absurde de se rendre à ceux qui ont tué des enfants et des vieillards serbes. Et il serait encore plus idiot de penser que ce tribunal serait impartial», ajoute-t-il. Radovan Karadzic ironise ensuite sur les déclarations qu’il prête au procureur du TPI, Carla del Ponte. «Elle a dit l’autre jour que les recherches concernant Karadzic étaient secondaires. Dites-lui bien que j’entends qu’il en soit ainsi». Candidat au prix Nobel Le leader serbe annonce aussi la publication prochaine en Europe occidentale d’une autobiographie, «Radovan et la Serbie», pour laquelle «je suis certain que je serai même nominé pour le Nobel». Il a également des mots très durs envers l’ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, incarcéré il y a une semaine à Belgrade. «Mon livre expliquera beaucoup de choses et montrera sous un très mauvais jour Slobodan Milosevic. Je ne lui pardonnerai jamais, et le peuple serbe non plus, d’avoir érigé une frontière entre la Serbie et les Serbes de Bosnie». Avant de donner congé à son interlocuteur, il lui lance une mise en garde : «N’essayez surtout pas d’utiliser cette interview pour vous adjuger les millions de récompense que ces imbéciles de la communauté internationale ont placé sur ma tête». Les États-Unis offrent jusqu’à cinq millions de dollars pour tout renseignement pouvant permettre la capture de Karadzic.
Le leader serbe de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide et de crimes de guerre par le Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), jure qu’on ne le prendra pas vivant. «Je ne tomberai pas vivant entre leurs mains», déclare-t-il à l’hebdomadaire croate Danas, basé à Mostar, dans un entretien qui est apparemment le premier accordé par Karadzic depuis son passage à la semi-clandestinité en 1996. Selon le journal, Karadzic a invité un journaliste de Danas à le rencontrer dans un village d’Herzegovine sous contrôle serbe. Le reporter a fait le déplacement de Mostar les yeux bandés. «Je ne me cache pas, c’est mon peuple qui me cache. Demandez à n’importe quel Serbe s’il trahirait Radovan Karadzic... Je me déplace en toute liberté, je vais à des baptêmes, je rends visite à mes amis et...