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Actualités - Chronologies

Un père veut « une copie saine » de son bébé

Un père a demandé à la société Clonaid, liée au mouvement des Raëliens, de cloner son bébé, qui souffrait d’une malformation du cœur et qui est décédé à l’âge de dix mois à la suite, selon lui, d’une erreur médicale, selon une lettre adressée au président de la commission d’enquête sur le clonage humain du Congrès des États-Unis. «À l’âge de 38 ans, je suis devenu père et j’ai été béni avec un petit garçon parfait», explique l’homme, qui ne révèle pas son identité, mais se décrit comme un «avocat ayant réussi» et exerçant des fonctions électives. En réalité, le bébé n’est pas «parfait». Il souffre d’une rare malformation au cœur qui nécessitera une intervention à cœur ouvert au cours de sa première année. Les médecins décident de l’opérer à l’âge de dix mois et demi. «Les médecins nous ont assurés qu’il avait 94 % de chances de s’en sortir, mais après 17 jours de lutte et de souffrances, notre doux bébé a succombé et nous l’avons perdu», affirme le père. «Nous n’avons pas accepté la mort comme une fin (...) J’espère que mon fils sera le premier humain à traverser le grand gouffre de la mort», ajoute-t-il, en se référant à la résurrection du Christ. Les parents ont versé 200 000 dollars pour obtenir une nouvelle «copie saine, un jumeau» de leur bébé. «Je dois conserver l’anonymat jusqu’à ce que l’opération réussisse. Cependant, notre engagement vis-à-vis du clonage humain est illimité, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs. Nous n’abandonnerons jamais», conclut le père. Ce témoignage a été lu mercredi par la directrice scientifique de Clonaid, Brigitte Boisselier, une scientifique française membre des Raëliens, qui supervise les travaux dans un laboratoire secret aux États-Unis en vue de cloner, et donc reproduire à l’identique, ce bébé. Elle affirme avoir déjà été contactée par plus de 200 personnes désireuses d’être clonées. Cette histoire a néanmoins suscité l’étonnement du président de la commission d’enquête, le parlementaire James Greenwood, qui a rappelé que le clonage n’était pas une technique maîtrisée et qu’elle connaissait chez les animaux des taux d’échec très élevés. «Je ne comprends pas pourquoi vous voulez utiliser une procédure qui comporte des taux d’échec de 96 % pour permettre à ce pauvre couple d’avoir un nouvel enfant, qui aura de toute façon la même grave malformation congénitale du cœur ?», a-t-il demandé à Mme Boisselier. «Nous ferons tout ce que pourrons pour vérifier qu’il soit normal», a répondu la scientifique.
Un père a demandé à la société Clonaid, liée au mouvement des Raëliens, de cloner son bébé, qui souffrait d’une malformation du cœur et qui est décédé à l’âge de dix mois à la suite, selon lui, d’une erreur médicale, selon une lettre adressée au président de la commission d’enquête sur le clonage humain du Congrès des États-Unis. «À l’âge de 38 ans, je suis devenu père et j’ai été béni avec un petit garçon parfait», explique l’homme, qui ne révèle pas son identité, mais se décrit comme un «avocat ayant réussi» et exerçant des fonctions électives. En réalité, le bébé n’est pas «parfait». Il souffre d’une rare malformation au cœur qui nécessitera une intervention à cœur ouvert au cours de sa première année. Les médecins décident de l’opérer à l’âge de dix mois...