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Actualités - Chronologies

Peres : Oui, les Palestiniens - ont droit à un État

Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a réaffirmé le droit des Palestiniens à fonder leur État mais a souligné que le calendrier de sa création dépendait de leur comportement, en entamant hier à Stockholm une tournée européenne de trois jours. M. Peres a répondu «oui» à la question de savoir si, selon lui, les Palestiniens avaient toujours le droit de fonder leur État alors que les affrontements avec Israël se multipliaient en Cisjordanie et à Gaza. Mais le calendrier de la création d’un État palestinien «dépend d’eux», a poursuivi le chef de la diplomatie israélienne à l’issue d’un entretien avec son homologue suédoise, Anna Lindh, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE). M. Peres s’est dit «prêt à parler» avec les Palestiniens mais, a-t-il ajouté, «il est difficile de négocier tandis qu’explosent les bombes». Shimon Peres a été l’un des architectes des accords d’Oslo qui, signés en 1993, contenaient en filigrane la création d’un État palestinien et pour lesquels il a reçu la même année le prix de Nobel de la paix. L’actuel gouvernement israélien conduit par le Premier ministre Ariel Sharon a relégué la question au second plan, déterminé à assurer en priorité la sécurité de l’État hébreu et de ses habitants. M. Peres a souligné la nécessité d’une «normalisation dans les Territoires». «Nous ne voulons pas punir les populations, nous voulons seulement mettre un terme à la violence», a-t-il déclaré. «La violence ne mène nulle part et ne contribue à rien», a-t-il ajouté. Le responsable israélien a également déclaré considérer le président palestinien, Yasser Arafat, comme un partenaire dans le processus de paix, «mais un partenaire qui commet des erreurs». Pour sa part, Mme Lindh a annoncé qu’une conférence internationale des donneurs à la Palestine se tiendra le 11 avril dans la capitale suédoise. L’agence de presse suédoise TT avait rapporté la semaine dernière que, outre l’UE, les États-Unis, le Japon et d’autres pays participeraient à cette conférence. Elle a ajouté que l’UE était «prête à faire tout ce qui est en son pouvoir» pour permettre une reprise des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens. À Oslo, où il s’est rendu en début de soirée pour des conversations avec le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg et son ministre des Affaires étrangères Thornbjoern Jagland, M. Peres a estimé que «le temps était venu de cesser le feu et de commencer à parler». «La violence est en contradiction avec les accords (d’Oslo), avec la logique (des accords d’Oslo) et en contradiction avec l’avenir», a-t-il ajouté après avoir rencontré M. Jagland. Mardi matin, M. Peres doit s’entretenir de la situation au Proche-Orient et du processus du paix avec le Premier ministre suédois Goeran Persson. Dimanche, la présidence suédoise de l’UE s’était dite «pessimiste» sur les résultats auxquels pourraient aboutir ces entretiens. La tournée européenne de M. Peres, qui le conduira encore à Paris et à Athènes, est la première depuis la formation du gouvernement d’union nationale par M. Sharon.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a réaffirmé le droit des Palestiniens à fonder leur État mais a souligné que le calendrier de sa création dépendait de leur comportement, en entamant hier à Stockholm une tournée européenne de trois jours. M. Peres a répondu «oui» à la question de savoir si, selon lui, les Palestiniens avaient toujours le droit de fonder leur État alors que les affrontements avec Israël se multipliaient en Cisjordanie et à Gaza. Mais le calendrier de la création d’un État palestinien «dépend d’eux», a poursuivi le chef de la diplomatie israélienne à l’issue d’un entretien avec son homologue suédoise, Anna Lindh, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE). M. Peres s’est dit «prêt à parler» avec les Palestiniens mais, a-t-il...