Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Moubarak demandera au président US - un soutien plus actif aux Palestiniens

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui commence lundi une visite aux États-Unis après une escale à Paris, demandera au président George W. Bush d’apporter un soutien plus actif aux Palestiniens, selon des sources diplomatiques égyptiennes. M. Moubarak sera le premier chef d’État arabe à s’entretenir avec M. Bush, qui vient de recevoir à Washington le Premier ministre israélien Ariel Sharon. En route pour les États-Unis, le président égyptien fera une escale à Paris, où il aura vendredi soir un entretien, suivi d’un dîner, avec le président Jacques Chirac. Les discussions avec M. Bush et les dirigeants du Congrès seront l’occasion pour M. Moubarak de tenter d’influencer les orientations de la nouvelle Administration américaine concernant le Proche-Orient, dans la foulée du sommet arabe d’Amman, estime-t-on de sources diplomatiques égyptiennes. «Il est certain que ce que les dirigeants arabes décideront et la position qu’ils adopteront concernant la situation dans la région seront au menu de mes discussions avec le président Bush», avait déclaré M. Moubarak avant le sommet arabe. L’ambassadeur d’Égypte à Washington, Nabil Fahmi, a déjà indiqué que Le Caire avait demandé aux États-Unis, qui apportent un soutien sans faille à Israël, «de montrer des dispositions plus favorables à la position palestinienne». Mais l’Égypte, premier pays arabe à avoir fait la paix avec Israël en 1979, et soutien actif de la cause palestinienne, craint que la nouvelle équipe à Washington se désengage des négociations de paix au Proche-Orient ou décide de repartir de zéro, expliquent des analystes. L’ancien président Bill Clinton n’avait pas ménagé ses efforts pour faire aboutir les négociations, mais il a quitté la Maison-Blanche sur le constat que la violence n’avait pas cessé entre Israéliens et Palestiniens. Pour Ahmed Maher, ambassadeur égyptien à Washington de 1992 à 1997, Le Caire redoute que Washington ne donne priorité dans la région aux efforts visant à contenir l’Irak, au détriment de la question israélo-palestinienne. Il a assuré cependant que les États-Unis ne pourront en tout cas pas se permettre d’ignorer le conflit israélo-palestinien, sur le long terme. La question n’est pas de savoir si les États-Unis prendront les choses en main, mais quand, a déclaré M. Maher. «Le temps presse et nous sommes dans une situation très grave. On ne peut pas se permettre de passer du temps à se mettre au courant», a-t-il ajouté. En dépit de l’échec du sommet de Camp David organisé par M. Clinton en juillet dernier, des progrès ont été enregistrés alors qu’Ehud Barak était Premier ministre, et il s’agit maintenant «d’empêcher que les choses ne dérapent, vers une situation plus périlleuse», a-t-il ajouté. Les orientations de l’actuel Premier ministre israélien Ariel Sharon «sont pour nous très dangereuses, et je pense que le président (Moubarak) insistera sur ce point», a ajouté M. Maher. Sur le terrain économique, l’Égypte, qui est le deuxième bénéficiaire de l’aide américaine après Israël, avec une enveloppe civile et militaire de deux milliards USD par an, cherchera, tant à Washington qu’à Paris, à promouvoir ses exportations. L’Égypte et l’Union européenne ont paraphé le 26 janvier un accord d’association qui comporte toute une série de dispositions dans les domaines de la coopération économique et commerciale. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen entre les 15 pays de l’UE et 12 pays méditerranéens, et vise à mettre en place une zone de libre-échange euro-méditerranéenne à l’horizon 2010.
Le président égyptien Hosni Moubarak, qui commence lundi une visite aux États-Unis après une escale à Paris, demandera au président George W. Bush d’apporter un soutien plus actif aux Palestiniens, selon des sources diplomatiques égyptiennes. M. Moubarak sera le premier chef d’État arabe à s’entretenir avec M. Bush, qui vient de recevoir à Washington le Premier ministre israélien Ariel Sharon. En route pour les États-Unis, le président égyptien fera une escale à Paris, où il aura vendredi soir un entretien, suivi d’un dîner, avec le président Jacques Chirac. Les discussions avec M. Bush et les dirigeants du Congrès seront l’occasion pour M. Moubarak de tenter d’influencer les orientations de la nouvelle Administration américaine concernant le Proche-Orient, dans la foulée du sommet arabe d’Amman,...