Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Russie - Moscou renonce au satisfecit et à l’aide du FMI

La Russie a renoncé mercredi à conclure un accord de coopération avec le FMI, estimant pouvoir assurer sans aide le développement de son économie et rembourser sa dette, mais se privant ainsi d’une planche de salut en cas de renversement de conjoncture. «Nous avons pris la décision de ne pas conclure d’accord de coopération global sur un an», a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Alexeï Koudrine, cité par les agences russes. Le gouvernement estime n’avoir pas besoin de crédit du Fonds monétaire international et n’a pas l’intention non plus de demander au Club de Paris de restructurer la dette arrivant à échéance cette année, a expliqué M. Koudrine. De ce fait, la Russie n’a pas besoin d’un programme de coopération à court terme qui la placerait «sous le contrôle permanent» du gendarme des finances internationales, a-t-il ajouté. Les consultations seront toutefois poursuivies pour un programme portant sur le moyen terme. Moscou n’a pas renoncé à obtenir un allègement de sa dette pour l’année 2003, date à laquelle elle devra faire face à un pic des remboursements. Mais les rencontres officielles n’auront lieu «que deux fois par an et non tous les trimestres», a précisé M. Koudrine. La Russie assure depuis des mois ne pas avoir besoin de nouveaux crédits du FMI, mais le gouvernement souhaitait conclure un accord de coopération afin de pouvoir négocier avec les États membres du Club de Paris une restructuration de la dette héritée de l’ex-URSS. Depuis le début de l’année, l’opposition des pays créditeurs à cette restructuration semble inébranlable, et la Russie s’est résolue dernièrement à rembourser la totalité des sommes dues cette année, soit 3,7 milliards de dollars. Un accord de coopération sur un an était donc devenu beaucoup moins nécessaire. «Ce refus n’est pas surprenant. Cela n’aurait rien apporté» à la Russie, estime Tom Adshead, analyste de la banque Troïka Dialog. Cependant, un programme de coopération aurait assuré un soutien en cas de difficulté et aurait constitué un satisfecit du FMI pour la politique menée par le gouvernement. Les responsables russes «se privent donc d’une police d’assurance», souligne Christopher Granville, économiste de la société d’investissements United Financial Group. «Une assurance ne sert qu’en cas d’incendie. Et la Russie est en mesure de mener son programme de réformes structurelles sans le FMI. Mais il lui manque désormais un filet de protection», explique-t-il. «Même l’éventualité hypothétique d’un allègement de la dette disparaît. Cela augmente les risques du pays, et la première conséquence est une exposition accrue des marchés financiers à l’évolution des prix du pétrole», ajoute M. Granville. «C’est une mauvaise nouvelle car cela renforce les inquiétudes pour 2003», estime pour sa part Natalia Orlova, analyste de la banque Alfa. En 2003, le service de la dette extérieure russe atteindra 16 à 18 mds USD, contre 12 à 14 actuellement.
La Russie a renoncé mercredi à conclure un accord de coopération avec le FMI, estimant pouvoir assurer sans aide le développement de son économie et rembourser sa dette, mais se privant ainsi d’une planche de salut en cas de renversement de conjoncture. «Nous avons pris la décision de ne pas conclure d’accord de coopération global sur un an», a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Alexeï Koudrine, cité par les agences russes. Le gouvernement estime n’avoir pas besoin de crédit du Fonds monétaire international et n’a pas l’intention non plus de demander au Club de Paris de restructurer la dette arrivant à échéance cette année, a expliqué M. Koudrine. De ce fait, la Russie n’a pas besoin d’un programme de coopération à court terme qui la placerait «sous le contrôle permanent» du...