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Actualités - Chronologies

Patinage Artistique - Mondiaux 2001 - Étincelles de séduction sur la glace

Les Russes Evgueni Plushenko et Alexeï Yagudin, rivaux dominants des championnats du monde de patinage artistique, du 18 au 25 mars à Vancouver (ouest), ont fait des étincelles lors de la séance d’entraînement public, comme s’ils croisaient le fer avec leurs artistiques lames.Yagudin a, le temps d’un instant, mais d’un instant seulement, goûté l’exquise solidarité de la famille sportive en entrant sur la glace le jour-même de ses 21 ans. Au premier rang du cœur spontané de quelques concurrents qui allaient partager son entraînement mais n’entendent pas lui laisser une once de pouvoir, se trouvait le cadet de ce duo d’exception, Plushenko, qui a atteint les dix-huit ans au mois de décembre. Là ont pris fin les effusions. Et a commencé le duel très codifié qui ne cessera qu’à l’attribution du titre, jeudi, au terme du programme libre. On en était encore loin dimanche, où il était question de se préparer aux qualifications du lundi. Un exercice dont beaucoup, à l’instar du président de la Fédération française des sports de glace, Didier Gailhaguet, se demandent s’il a bien sa place dans des compétitions internationales. La France, dès 1997, avait proposé des préqualifications. Les instances internationales ont préféré le projet allemand de sélection sur place. Mais il implique que les mêmes acteurs exécutent devant le même public deux fois la même performance, ce qui démotive les premiers et lasse les seconds. Guerre des nerfs D’autant que la lutte se situe à un autre niveau, celui d’une statégie de séduction qui vise, dans un premier temps, les spectateurs, comme à l’entraînement de dimanche, devant déjà 9 000 personnes. Les deux compatriotes ennemis se sont livrés à une aimable guerre des nerfs, effectuant aux extrémités opposées de la patinoire des sauts pratiquement simultanés identiques, tout en aguichant dans les tribunes la toute fondante colonie de jeunes Canadiennes. Ils ont obtenu presqu’autant de succès que les Canadiens qui les avaient précédés dans un autre groupe d’entraînement. Il y avait là pourtant le revenant Elvis Stojko, une légende ici, qui a signé des centaines d’autographes avant de quitter la glace. Les Russes ont peut-être un peu moins donné du stylo, mais ils ont fortement fait monter la pression de leur rivalité. Yagudin détient déjà trois des huit titres mondiaux décrochés par des patineurs soviétiques ou russes. Sergeï Volkov avait ouvert la voie en 1975. Seul Vladimir Kovalov avait ramené deux couronnes à Moscou (1977, 79). Les trois derniers titres sont allés au «tsar Alexeï». Il en convoite un quatrième consécutif, que lui conteste désormais avec autorité le jeune Plushenko. Il est devenu coup sur coup champion de Russie, et d’Europe devant Yagudin, qu’il a aussi outrageusement dominé dans la finale du Grand Prix ISU.
Les Russes Evgueni Plushenko et Alexeï Yagudin, rivaux dominants des championnats du monde de patinage artistique, du 18 au 25 mars à Vancouver (ouest), ont fait des étincelles lors de la séance d’entraînement public, comme s’ils croisaient le fer avec leurs artistiques lames.Yagudin a, le temps d’un instant, mais d’un instant seulement, goûté l’exquise solidarité de la famille sportive en entrant sur la glace le jour-même de ses 21 ans. Au premier rang du cœur spontané de quelques concurrents qui allaient partager son entraînement mais n’entendent pas lui laisser une once de pouvoir, se trouvait le cadet de ce duo d’exception, Plushenko, qui a atteint les dix-huit ans au mois de décembre. Là ont pris fin les effusions. Et a commencé le duel très codifié qui ne cessera qu’à l’attribution du titre,...