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Actualités - Chronologies

L’incontinence urinaire - et ses remèdes

Sans être un état grave, l’incontinence est loin d’être un mal négligeable. Elle constitue un gros handicap qui empoisonne et entrave la vie de la personne atteinte, entraînant une répercussion psychologique difficile à vivre... Or c’est un mal beaucoup plus répandu qu’on le suppose. Être incontinent ne signifie pas une inondation quasi permanente. Les fuites occasionnelles constituent aussi de l’incontinence. On distingue, en fait, deux formes de ce trouble : l’incontinence dite «par impériosité» et celle qualifiée «d’effort». Dans le premier cas, c’est la vessie instable qui, en se contractant trop tôt, provoque une envie pressante quasi incontrôlable. L’incontinence dite «d’effort» réunit 80 % des cas. Elle est due à une faiblesse des sphincters, les muscles-verrous de la vessie. À chaque effort, ils cèdent à la pression exercée sur la vessie entraînant la fuite... Trois solutions envisageables Trois voies thérapeutiques, parfois en association, offrent des solutions satisfaisantes : la médication, la rééducation périnéale et la chirurgie. Les médicaments concernent les personnes dont la vessie accuse une instabilité marquée. En réduisant la sensibilité de cet organe, il devient possible de mieux le contrôler. Le traitement réussit dans 75 % des cas. La rééducation du périnée est le premier traitement à entreprendre en cas d’incontinence «d’effort». Elle vise, à travers différentes techniques, à renforcer le tonus du périnée tout en enseignant sa parfaite maîtrise. Bons résultats dans 60 à 70 % des cas. La chirurgie ne s’adresse qu’à l’incontinence «d’effort». Elle n’est à envisager que face à l’échec de la rééducation et seulement chez les personnes se sentant très diminuées par ce handicap. La plupart des techniques chirurgicales s’appliquent à retendre les ligaments qui soutiennent l’urètre. D’autres méthodes consistent à remplacer les muscles du sphincter déficient par un sphincter artificiel. D’autres techniques consistent à renforcer le tonus de l’urètre par l’injection dans ses parois de produits à base de silicone ou de collagène. Il s’agit là d’intervention nécessitant l’anesthésie générale et l’incision de la paroi abdominale. Les résultats s’avèrent bons dans 80 % des cas, dans peu de temps après l’opération, mais peuvent ne pas être durables... Dans certains cas, le même problème resurgit cinq à dix ans plus tard... Une nouvelle méthode réparatrice de l’incontinence «d’effort» sévère, pratiquée surtout dans les pays occidentaux, semble donner une réponse plus satisfaisante à ce problème. Peu agressive, la TVT (Tension-Free Vaginal Tape) est moins traumatisante. Pratiquée sous anesthésie locale ou péridurale, elle permet la disparition des fuites dans 85 % à 90 % des cas. Mais ici aussi, dans environ 10 % des cas, le problème persiste.
Sans être un état grave, l’incontinence est loin d’être un mal négligeable. Elle constitue un gros handicap qui empoisonne et entrave la vie de la personne atteinte, entraînant une répercussion psychologique difficile à vivre... Or c’est un mal beaucoup plus répandu qu’on le suppose. Être incontinent ne signifie pas une inondation quasi permanente. Les fuites occasionnelles constituent aussi de l’incontinence. On distingue, en fait, deux formes de ce trouble : l’incontinence dite «par impériosité» et celle qualifiée «d’effort». Dans le premier cas, c’est la vessie instable qui, en se contractant trop tôt, provoque une envie pressante quasi incontrôlable. L’incontinence dite «d’effort» réunit 80 % des cas. Elle est due à une faiblesse des sphincters, les muscles-verrous de la vessie. À chaque...