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Actualités - Chronologies

Cyclisme - Dernière étape du Paris-Nice - Dario Frigo avec sagesse

La victoire de Dario Frigo dans Paris-Nice hier est un aboutissement car depuis toujours, ce gracile coureur italien a eu pour but de gagner une grande course, une victoire lui permettant d’être enfin reconnu. L’avoir réalisé dans Paris-Nice, qui attendait un vainqueur italien depuis 55 ans, ajoute à la grandeur de sa performance. À 27 ans, Dario Frigo n’a pas connu une carrière fulgurante. Depuis sa première course cycliste, à l’âge de 15 ans, le coureur lombard a compris que sa réussite passerait par le travail, seulement par le travail. Il n’a pas la puissance d’un Bartoli, ni la classe d’un Rebellin. Il n’en demeure pas moins un homme sachant s’adapter à tous les terrains, avec abnégation. «Je sais depuis longtemps», assure-t-il, «que je suis surtout capable de faire bien dans les courses par étapes. Ma régularité est ma principale alliée mais ce n’était évidemment pas suffisant pour remporter des courses». Ainsi, en 1996 a-t-il accepté d’intégrer l’équipe Saeco du fantasque Mario Cippolini. Son rôle était de travailler exclusivement pour le sprinteur toscan, lui évitant notamment de fournir de gros efforts à 50-60 kilomètres de l’arrivée. Cette fonction d’équipier lui a permis d’apprendre la rigueur et la discipline. Elle lui a enseigné les vertus collectives d’un sport dans toute son ingratitude, le vainqueur étant le seul a recueillir le fruit du succès. «Je ne regrette en rien cette expérience», assure le vainqueur de Paris-Nice, «parce que cela m’a permis de tout comprendre du cyclisme. Je n’étais pas à l’époque en mesure de revendiquer quoi que ce soit. Je n’avais pas un volume suffisant». «Cette expérience de trois années m’a permis de travailler sérieusement sans être dans l’obligation de résultats. J’ai changé d’équipe et rejoint la Fassa Bortolo en 2000 quand j’ai eu la certitude de pouvoir assumer des responsabilités». Au service de Casagrande Il est amusant de constater que Frigo était fasciné depuis 1999 par Paris-Nice. Une septième place cette année-là, acquise notamment par son ascension vers la station de Valberg, l’avait convaincu qu’un jour il pourrait être le premier Italien à s’imposer sur la Promenade des Anglais depuis Camellini en 1946. «En optant pour la Fassa Bortolo, j’ai choisi une équipe dont la philosophie était totalement contraire à celle de Saeco». Son directeur sportif Giancarlo Ferreti a toujours privilégié l’homme en forme et non pas un ou deux leaders. «Je savais que j’aurais l’occasion de jouer ma chance dans quelques courses. Notamment dans Paris-Nice». Dario Frigo a donc eu le talent de répondre présent au moment où son équipe comptait sur lui. Curieusement, il avouait samedi qu’il attendait de cette victoire qu’elle lui permette d’être mieux considéré dans le peloton que dans sa propre équipe. Un tel succès lui conférerait, dans n’importe quelle autre équipe, un statut privilégié, notamment au départ du Tour d’Italie qu’il disputera à partir du 19 mai prochain. Seulement, pour la première fois de sa longue carrière de directeur sportif, Giancarlo Ferreti désignera au départ de Pescara un leader unique : Francesco Casagrande. Au service de qui devra se mettre Dario Frigo. «Les choses sont très claires depuis longtemps», assure Frigo sous les yeux de sa femme Suzanna venue le féliciter dès samedi soir depuis leur domicile de Biella. «Nous devrons favoriser la victoire de Francesco et cela est bien normal. Nous savons dans quelles circonstances il a été privé de la victoire en 2000, à la veille de l’arrivée à Milan. Ensuite, je ne disputerai pas le Tour de France». Quoi qu’il en soit, avec une victoire de Paris-Nice, la saison de Dario Frigo est d’ores et déjà réussie. C’est évidemment la plus belle de ses six victoires. Elle est la conséquence de sa grande sagesse.
La victoire de Dario Frigo dans Paris-Nice hier est un aboutissement car depuis toujours, ce gracile coureur italien a eu pour but de gagner une grande course, une victoire lui permettant d’être enfin reconnu. L’avoir réalisé dans Paris-Nice, qui attendait un vainqueur italien depuis 55 ans, ajoute à la grandeur de sa performance. À 27 ans, Dario Frigo n’a pas connu une carrière fulgurante. Depuis sa première course cycliste, à l’âge de 15 ans, le coureur lombard a compris que sa réussite passerait par le travail, seulement par le travail. Il n’a pas la puissance d’un Bartoli, ni la classe d’un Rebellin. Il n’en demeure pas moins un homme sachant s’adapter à tous les terrains, avec abnégation. «Je sais depuis longtemps», assure-t-il, «que je suis surtout capable de faire bien dans les courses par...