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Actualités - Chronologies

ne pas hésiter à consulter un médecin

La honte, associée à un sentiment de dépendance, de perte de contrôle de soi et de vieillissement, pousse généralement les femmes souffrant d’une incontinence urinaire d’effort à subir ce trouble en silence. Convaincues qu’il n’y a rien à faire, elles se contentent de porter des protections. D’ailleurs, le tabou qui entoure le sujet rend la majorité d’entre elles dans l’ignorance d’une solution, très souvent facile, à cette maladie dont les répercussions se remarquent essentiellement sur le plan personnel et social. Mère de deux enfants, H.R., 47 ans, avoue avoir attendu trois ans avant de consulter son gynécologue, sur le conseil de son médecin de famille. «Ne comprenant pas la cause de la fuite d’urine, je pensais que ça allait passer». «Mais c’est sur le plan social et personnel que j’étais le plus gênée, confie-t-elle. Je n’osais pas boire surtout quand j’avais de longs trajets à faire». «Je ne savais pas à qui m’adresser d’autant que j’ignorais qu’il y avait une solution à mon problème, indique-t-elle. Aujourd’hui, j’ai repris un cours de vie normale. Mon incontinence ne nécessitant pas une chirurgie, j’ai suivi un traitement médical et une rééducation périnéale que je continue d’ailleurs à faire quotidiennement à la maison». T.S. a 48 ans et mère de cinq enfants. Il y a trois ans, elle a subi une hystérectomie (ablation de l’utérus) et, depuis, elle perd ses urines. Son incontinence était due à la chute de vessie. «Je ne savais pas que la chirurgie pouvait résoudre mon problème, signale-t-elle. D’ailleurs je n’avais pas le temps d’y penser… avec cinq enfants». T.S. se garnissait tout le temps et avait surtout peur de perdre son mari. «J’éprouvais un malaise quand je me trouvais avec lui, à cause des mauvaises odeurs, révèle-t-elle. Depuis que j’ai été opérée, je n’ai plus mis de protections et j’ai récupéré ma vie sexuelle». A.C., 38 ans, ayant eu un accouchement difficile, a souffert elle aussi d’une incontinence urinaire due à la chute de vessie. «Ce sont les infections urinaires qui me gênaient le plus et les pertes d’urines à la toux, raconte-t-elle. Je ne savais pas qu’il y avait une solution à mon problème. Je me suis adressée à un spécialiste, qui a essayé, d’abord, d’y remédier par une rééducation périnéale, mais sans succès». Et de conclure : «On a finalement opté pour la chirurgie et depuis je ne ressens plus rien».
La honte, associée à un sentiment de dépendance, de perte de contrôle de soi et de vieillissement, pousse généralement les femmes souffrant d’une incontinence urinaire d’effort à subir ce trouble en silence. Convaincues qu’il n’y a rien à faire, elles se contentent de porter des protections. D’ailleurs, le tabou qui entoure le sujet rend la majorité d’entre elles dans l’ignorance d’une solution, très souvent facile, à cette maladie dont les répercussions se remarquent essentiellement sur le plan personnel et social. Mère de deux enfants, H.R., 47 ans, avoue avoir attendu trois ans avant de consulter son gynécologue, sur le conseil de son médecin de famille. «Ne comprenant pas la cause de la fuite d’urine, je pensais que ça allait passer». «Mais c’est sur le plan social et personnel que j’étais le...