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Actualités - Chronologies

Se déplacer en Cisjordanie, un cauchemar pour les Palestiniens

Pour des milliers de Palestiniens, se déplacer entre les principales villes de Cisjordanie est devenu un cauchemar, les routes ayant été rendues impraticables par les Israéliens. Pour atteindre Ramallah, principale ville économique de Cisjordanie, Mohamed Soufiane, originaire du village de Boudros, 35 km plus à l’ouest, a mis plus de six heures. «J’ai été bloqué avec d’autres automobilistes à deux barrages israéliens, puis nous avons été contraints de marcher à pied pendant plusieurs heures, les routes étant devenues impraticables», a-t-il affirmé. Mercredi, les habitants de Sourda, une localité de 1 200 habitants, située à 4 km au nord de Ramallah, ont eu la désagréable surprise en se réveillant de découvrir qu’un tronçon de 400 mètres à l’entrée de leur village a été transformé en tranchées, rendant la circulation vers Ramallah quasiment impossible. «C’est incroyable, c’est du fascisme, ils (les Israéliens) auraient pu fermer cette route sans l’endommager», déplore Okab Abdel Samad, un habitant du village. «On doit maintenant prendre des pistes de contournement, souvent difficiles à pratiquer, et mettre des heures pour atteindre Ramallah», a protesté un autre habitant. Selon les témoignages d’habitants de Sourda, des bulldozers et d’autres engins de travaux publics sont arrivés le soir pour effectuer cette besogne sous l’œil vigilant de soldats israéliens. Le lendemain, les habitants ont pu remettre en l’état un petit passage de fortune, mais l’armée est revenue à la charge pour approfondir les tranchées. L’armée a déjà rendu totalement impraticable une route reliant Bir Zeit à Ramallah. Un porte-parole a indiqué que ces mesures répondaient à «un besoin de sécurité». Pourtant, la localité de Sourda a été relativement épargnée depuis le début de l’intifada (soulèvement palestinien), le 28 septembre, et il n’y a eu pratiquement pas d’échanges de tirs entre Palestiniens et Israéliens. L’armée n’a pas non plus établi de barrages près de Sourda. Pour les associations palestiniennes de défense des droits de l’homme, l’action israélienne a transformé la Cisjordanie en «petits îlots» et morcelé la bande de Gaza. À cela s’ajoute l’isolement des territoires palestiniens du monde extérieur. L’Autorité palestinienne a assimilé ces agissements à une «politique d’apartheid» et s’est plainte auprès de l’Onu. Depuis le début de l’intifada, l’armée israélienne a imposé un bouclage de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, assorti d’un blocus interne des villes autonomes palestiniennes. Ce bouclage est le plus sévère depuis l’occupation de ces territoires palestiniens en 1967 et a fait perdre à l’économie palestinienne 1,15 milliard de dollars, selon un rapport de l’Onu publié fin février.
Pour des milliers de Palestiniens, se déplacer entre les principales villes de Cisjordanie est devenu un cauchemar, les routes ayant été rendues impraticables par les Israéliens. Pour atteindre Ramallah, principale ville économique de Cisjordanie, Mohamed Soufiane, originaire du village de Boudros, 35 km plus à l’ouest, a mis plus de six heures. «J’ai été bloqué avec d’autres automobilistes à deux barrages israéliens, puis nous avons été contraints de marcher à pied pendant plusieurs heures, les routes étant devenues impraticables», a-t-il affirmé. Mercredi, les habitants de Sourda, une localité de 1 200 habitants, située à 4 km au nord de Ramallah, ont eu la désagréable surprise en se réveillant de découvrir qu’un tronçon de 400 mètres à l’entrée de leur village a été transformé en tranchées,...