Le Marocain Hicham el-Guerrouj a montré qu’il était de retour sur la voie victorieuse en remportant magistralement le titre mondial en salle du 3 000 m, hier à Lisbonne, à l’occasion de la troisième et dernière journée des championnats du monde d’athlétisme en salle dont les États-Unis sont sortis vainqueurs au classement des nations. «Je suis de retour», a lancé el-Guerrouj après avoir ajouté un troisième titre en salle aux deux du 1 500 m conquis en 1995 et 1997. «Le principal était de montrer que Hicham el-Guerrouj était toujours en vie et prêt à donner le meilleur de lui-même. Cette victoire va renforcer ma confiance». Le prince de l’Atlas, 26 ans, n’a pas laissé planer le doute. Une première accélération avait raison de l’Éthiopien Mekonen, champion olympique du 5 000 m, et une seconde laissait à distance raisonnable le Belge Mohammed Mouhrit, son dauphin du jour. Agenouillé sur le sol à baiser la piste, tour d’honneur drapeau national en mains et un large sourire accroché au visage, il pouvait alors reprendre le cérémonial auquel il avait habitué le public avant son échec du 1 500 m à Sydney. Il affichait déjà ses ambitions pour l’été, le sommet mondial d’Edmonton début août, avec le désir d’y doubler 1 500 et 5 000 m. Mais l’IAAF, par la voix de son secrétaire général, laissait entendre qu’elle ne changerait pas le programme comme le souhaitait le Marocain pour tenter son pari... Et de 5 pour Pedroso Un pari réussi fut celui du Cubain Ivan Pedroso de glaner son cinquième titre consécutif à la longueur. Avec un saut à 8,43 m, il tuait le concours et améliorait par la même occasion la meilleure performance mondiale de la saison qui était sienne déjà à son arrivée à Lisbonne. En revanche, son compatriote Javier Sotomayor échouait dans sa tentative de coiffer la couronne de la hauteur pour la cinquième fois, terminant 5e d’un concours remporté par le petit (1,81 m) mais bondissant Suédois Stefan Holm (2,32 m). Deux jours après celui de sa compatriote Kajsa Bergqvist lauréate avec un bond à 2 m... Le Tchèque Roman Sebrle a failli apporter le seul record du monde de ces Mondiaux, celui de l’heptathlon messieurs qu’il bouclait avec 6 420 points soit à 56 points de la marque établie par l’Américain Dan O’Brien en 1993. Sur 800 m, la Mozambicaine Maria Mutola coiffait sa quatrième couronne du 800 m après une lutte intense avec l’Autrichienne Stefanie Graf, sa dauphine de Sydney. Tim Harden et Tim Montgomery maintenaient la domination du sprint américain en réalisant le doublé sur 60 m. Harden s’imposait en 6 sec 44/100, soit à cinq centièmes du record du monde de son compatriote Maurice Greene. Le Britannique Mark Lewis-Francis, 18 ans, confirmait son statut de grand espoir du sprint mondial en ajoutant sa première médaille senior à un palmarès juniors riche d’un titre mondial du 100 m et qu’il garnissait d’un record du monde du 60 m (6’’51). Les États-Unis totalisaient 17 médailles – dont 7 d’or –, égalant ainsi leur deuxième meilleur total (Toronto en 1993), à trois longueurs des Mondiaux de Maebashi deux ans plus tôt.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Marocain Hicham el-Guerrouj a montré qu’il était de retour sur la voie victorieuse en remportant magistralement le titre mondial en salle du 3 000 m, hier à Lisbonne, à l’occasion de la troisième et dernière journée des championnats du monde d’athlétisme en salle dont les États-Unis sont sortis vainqueurs au classement des nations. «Je suis de retour», a lancé el-Guerrouj après avoir ajouté un troisième titre en salle aux deux du 1 500 m conquis en 1995 et 1997. «Le principal était de montrer que Hicham el-Guerrouj était toujours en vie et prêt à donner le meilleur de lui-même. Cette victoire va renforcer ma confiance». Le prince de l’Atlas, 26 ans, n’a pas laissé planer le doute. Une première accélération avait raison de l’Éthiopien Mekonen, champion olympique du 5 000 m, et une seconde laissait...