Une communauté d’États inspirée du modèle européen
le 09 mars 2001 à 00h00
La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui se réunit en sommet extraordinaire à Windhoek, a été créée en 1980 et regroupe actuellement quatorze États. La réunion des chefs d’État et de gouvernement a pour objectif de réformer les institutions de l’organisation, afin de renforcer sa capacité d’intégration et de réaction aux crises dans la région. Formée pour assurer le développement économique et répondre aux besoins fondamentaux de sa population, la SADC a été poussée à traiter aussi de problèmes de sécurité et de défense. Mais les divisions des pays membres sur les différents conflits ont empêché les pays de la région de parler d’une seule voix et de se consacrer au développement. Neuf pays (Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe) avaient créé en avril 1980 à Lusaka le précurseur de la SADC, la Conférence de coordination pour le développement de l’Afrique australe (SADCC), pour tenter d’échapper à l’emprise économique de l’Afrique du Sud. En août 1992, deux ans après l’adhésion de la Namibie, l’organisation a redéfini ses structures dans un traité qui l’a transformée en un groupement économique. Après l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994, l’Afrique du Sud, puissance économique et militaire dominante de la région, a rejoint la SADC, modifiant profondément le visage de cette union. Elle a été suivie par l’île Maurice, la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) et les Seychelles. L’Ouganda a entamé en août 2000 le processus de candidature à la SADC. Marché de près de 200 millions de personnes, la SADC a pour objectif la mise en place d’un marché commun inspiré de l’exemple européen. En septembre 2000, un protocole de libre-échange a été conclu par la SADC, mais cinq pays seulement – Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Maurice et Swaziland – ont jusqu’à présent déposé auprès de l’organisation leurs instruments de mise en oeuvre de l’accord. Des obstacles majeurs ont entravé l’intégration et le décollage économique de la région, notamment d’énormes disparités entre les pays membres. Les guerres en cours en RDC et en Angola ont également provoqué des tensions et des divisions dans la région, accaparé les ressources de certains pays membres et nui à la croissance. Trois pays membres (Zimbabwe, Namibie et Angola) interviennent militairement depuis 1998 en RDC pour soutenir le régime de Kinshasa, confronté à une rébellion armée. Le Mauricien Prega Ramsamy est le secrétaire exécutif de la SADC depuis janvier 2000. Le prochain sommet annuel aura lieu en août 2001 au Malawi.
La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui se réunit en sommet extraordinaire à Windhoek, a été créée en 1980 et regroupe actuellement quatorze États. La réunion des chefs d’État et de gouvernement a pour objectif de réformer les institutions de l’organisation, afin de renforcer sa capacité d’intégration et de réaction aux crises dans la région. Formée pour assurer le développement économique et répondre aux besoins fondamentaux de sa population, la SADC a été poussée à traiter aussi de problèmes de sécurité et de défense. Mais les divisions des pays membres sur les différents conflits ont empêché les pays de la région de parler d’une seule voix et de se consacrer au développement. Neuf pays (Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe)...
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