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Actualités - Chronologies

Conflit en Terre sainte : moines melkites contre Custodie franciscaine

Des moines de l’Église grecque-melkite se sont barricadés hier dans leur monastère, à l’ouest de Jérusalem, à l’arrivée d’huissiers venus exécuter un ordre d’expulsion émis par l’État d’Israël à la demande des propriétaires des lieux, la Custodie franciscaine. Les sept moines du monastère de Saint-Jean du désert – six Français et un Hongrois – se sont enfermés dans une salle de prière alors que les huissiers ont commencé à saisir leurs biens, dont des tapis d’Orient et des meubles. Peu avant s’être barricadés, les moines melkites expliquaient encore qu’ils craignaient que leurs jours soient comptés dans ce monastère qui surplombe une vallée verdoyante à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem et qui a toujours été propriété des franciscains. Que les melkites soient catholiques ne change rien à l’affaire. Aux yeux de la justice, saisie par l’Ordre des franciscains, ce sont des squatters qui occupent illégalement les lieux. Les franciscains qui accusent les moines de ne pas payer de loyer veulent les expulser pour transformer le monastère en un centre de réhabilitation pour des drogués. Les bâtiments ont été construits par la Custodie franciscaine en 1922 autour d’une source, sur le site d’un lieu de pèlerinage remontant à l’époque des croisés où selon la tradition chrétienne saint Jean-Baptiste s’était baigné. Le monastère, quasiment à l’abandon à la suite des combats de la guerre israélo-arabe de 1948, l’exode des habitants palestiniens et la division de Jérusalem entre la Jordanie et Israël, a été restauré il y a 25 ans par des Grecs-melkites catholiques venus de France. Assis dans le jardin fleuri du monastère, face à une réserve de la nature, le chef de cette petite communauté, le frère Jacobe, paraissait tout ce qu’il y a de plus décidé à rester. Tout en sourire, mais ferme sur le fond, il annonçait à qui voulait l’entendre que les moines «refuseraient» d’être expulsés, alors que les autres moines offraient au visiteur le café turc traditionnel. «Nous voulons négocier notre présence, mais que cela se passe entre nous, pas devant les tribunaux», ajoutait-il. La Terre sainte «dévore ses habitants, avec tous ses drames et ses tragédies», notait-il avec mélancolie en citant un verset biblique. Dans la salle à manger austère, aux murs de laquelle pendent des images saintes, la conversation roulait sur la stratégie à suivre. Le frère Jacobe comptait sur la diplomatie française qui, selon lui, est intervenue auprès du ministère israélien de la Justice pour empêcher l’éviction de sa communauté. Yves Touati, un Français qui s’est mobilisé pour défendre la cause des moines, affirmait que des habitants de localités voisines ont promis de bloquer des routes en cas d’intervention de la police.
Des moines de l’Église grecque-melkite se sont barricadés hier dans leur monastère, à l’ouest de Jérusalem, à l’arrivée d’huissiers venus exécuter un ordre d’expulsion émis par l’État d’Israël à la demande des propriétaires des lieux, la Custodie franciscaine. Les sept moines du monastère de Saint-Jean du désert – six Français et un Hongrois – se sont enfermés dans une salle de prière alors que les huissiers ont commencé à saisir leurs biens, dont des tapis d’Orient et des meubles. Peu avant s’être barricadés, les moines melkites expliquaient encore qu’ils craignaient que leurs jours soient comptés dans ce monastère qui surplombe une vallée verdoyante à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem et qui a toujours été propriété des franciscains. Que les melkites soient...