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Actualités - Chronologies

Divergences entre les employés et le syndicat

À Télé-Liban, le compte à rebours a commencé. À quelques heures de la fermeture de la chaîne nationale, à la suite de la décision prise à ce sujet lors du dernier Conseil des ministres jeudi, la confusion la plus totale régne au sein de cette institution. Outre les doutes sur les possibilités de reprise des activités de TL d’ici à trois mois, c’est la question des modalités de paiement des indemnités qui semble inquiéter le plus l’ensemble du personnel. Côté syndical, la mobilisation est à son plus haut point, le conseil syndical ayant lancé hier un appel aux employés les invitant à ne pas abandonner leurs postes tant qu’un mémorandum écrit n’aura pas été présenté par le conseil d’administration. Mettant en garde les employés de TL contre les multiples «dangers» qui risquent de survenir à la suite de l’application des décisions prises par le gouvernement concernant cette chaîne, le conseil syndical de Télé-Liban, qui s’est réuni hier sous la présidence de Élias Abou Rizk, a affirmé dans son communiqué que les employés de la télévision nationale «poursuivront normalement leurs fonctions (après la date de fermeture) et continueront de jouir de leurs attributs professionnels, tant qu’ils n’ont pas été notifiés de la décision de la part de l’administration mettant fin à leurs activités, et tant qu’ils n’auront pas perçu leurs indemnités». La réponse ne s’est pas fait attendre. Quelques heures plus tard, le conseil d’administration a fait circuler une note administrative confirmant le licenciement de tous les employés et leur indemnisation. Interrogé hier soir à ce sujet, le président du syndicat des employés Élias Abou Rizk a précisé que le texte de la note administrative «n’est pas clair dans sa formulation, surtout pour ce qui est des indemnités. Il est dit que celles-ci seront payées sur la base de la décision du dernier Conseil des ministres et non pas conformément à la convention collective». Or, poursuit M . Abou Rizk, «nous ne connaissons pas la teneur exacte de la décision gouvernementale. Par conséquent nous ne sommes pas certains que nos droits seront garantis». Par ailleurs, et pour en revenir au conseil syndical, il a rappelé dans son communiqué que le rôle du syndicat est aujourd’hui d’autant plus indispensable qu’il doit veiller à protéger les droits des employés licenciés, plus particulièrement pour ce qui est des subventions médicales des soins hospitaliers et des assurances vie qui restent valides jusqu’à la fin de l’année, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2001. Notons dans ce cadre qu’un conflit a opposé hier les employés de la télévision à leur syndicat qui a demandé aux employés de lui verser 2 % de leurs indemnités, comme le précise une clause de la convention collective. Hier soir, on apprenait que les employés avaient signé une pétition exprimant leur refus de se plier à ces exigences d’autant que, selon eux, le syndicat n’existera plus après la fermeture de la télévision. Ce à quoi le syndicat répond en disant qu’il poursuivra ses activités même après la fermeture, le syndicat étant, selon la loi, représentatif «des employés de la télévision au Liban», et non pas «de Télé-Liban». Signalons d’autre part que le conseil d’administration de la télévision a pris hier les dernières dispositions en vue de la fermeture définitive, en mettant au point l’inventaire final des biens. Celui-ci devra être remis aux autorités compétentes, en même temps qu’un relevé indiquant les indemnités à percevoir par les employés sur base de la convention collective. Une première partie de ces indemnités devra être payée début mars, le règlement de la seconde tranche étant prévue six mois plus tard. La réforme au ministère de l’Information Au ministère de l’Information, c’est le même type d’ambiance qui a régné hier, l’inquiétude et l’angoisse étant maîtres des lieux. N’ayant pas encore été fixés sur leur sort, les fonctionnaires ne savent pas quels sont ceux d’entre eux qui seront placés à la disposition du conseil de la Fonction publique. Le ministre de l’Information a encore rappelé lundi dernier aux responsables des services au ministère qu’ils doivent présenter des listes claires et précises portant les noms des «candidats» qui garderont leurs postes, sur la base de critères de productivité et de compétence. Le ministre accuse certains d’avoir eu recours à des décisions arbitraires dans leurs choix. Une source proche du ministère a affirmé hier soir que le salaire de février est le dernier salaire qui sera versé à l’ensemble des effectifs actuels du ministère, «l’assainissement» devant toucher entre 900 et 1 000 fonctionnaires au total. «Demain (aujourd’hui), c’est la date limite. Les responsables des services devront nous soumettre les listes définitives des personnes qui seront transférées vers d’autres administrations», affirme cette source.
À Télé-Liban, le compte à rebours a commencé. À quelques heures de la fermeture de la chaîne nationale, à la suite de la décision prise à ce sujet lors du dernier Conseil des ministres jeudi, la confusion la plus totale régne au sein de cette institution. Outre les doutes sur les possibilités de reprise des activités de TL d’ici à trois mois, c’est la question des modalités de paiement des indemnités qui semble inquiéter le plus l’ensemble du personnel. Côté syndical, la mobilisation est à son plus haut point, le conseil syndical ayant lancé hier un appel aux employés les invitant à ne pas abandonner leurs postes tant qu’un mémorandum écrit n’aura pas été présenté par le conseil d’administration. Mettant en garde les employés de TL contre les multiples «dangers» qui risquent de survenir à la...