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Actualités - Chronologies

Moldavie - Première tâche du Parlement : élire le futur président

Les électeurs moldaves ont voté dimanche pour élire un nouveau Parlement, censé mettre fin à la crise politique qui affaiblit cette ex-république soviétique en proie à la pauvreté et à la recherche de son identité. La première tâche de la nouvelle assemblée législative sera d’élire un nouveau président, le mandat du chef de l’État sortant Petru Lucinschi ayant expiré le 15 janvier. M. Lucinschi est président par intérim jusqu’à la désignation de son successeur. Nina Delebaltova, 40 ans, a affirmé avoir voté «en vue des présidentielles». Pour elle, seul l’actuel Premier ministre Dumitru Braghis, tête de liste de l’Alliance Braghis créée en janvier dernier par M. Lucinschi, «est capable de mener à bien des réformes», même si jusque-là il «n’en a pas trop fait». Les premiers résultats ne seront pas disponibles avant lundi, a-t-on appris auprès de la Commission électorale centrale, qui avait d’abord laissé entendre que les premières estimations seraient connues vers 22h00 (20h00 GMT) grâce à un sondage «sorti des urnes». Les résultats officiels ne seront pas publiés avant lundi midi, selon le secrétaire de la Commission électorale centrale, Anatolie Puica. Le dernier taux de participation publié, enregistré à 19h00 (17h00 GMT), était de 61,34 %. Environ 2,4 millions d’électeurs devaient prendre part au vote. Mais la participation de plus d’un demi-million de Moldaves restait une inconnue. La participation de la diaspora, forte de 400 000 à 700 000 personnes, était difficile à prévoir, mais elle ne devait pas être élevée, même si des urnes étaient mises à leur disposition dans la Roumanie voisine. Les autorités moldaves avaient en outre installé sept bureaux de vote à la frontière de la Transdniestrie, territoire russophone qui a déclaré son indépendance en 1990. Sur les 180 000 électeurs pouvant prendre part au scrutin, seuls 2 546, soit 1,4 %, s’étaient présentés à 16h00 (14h00 GMT). Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (05h00 GMT), et les premiers à braver le froid glacial pour accomplir leur devoir ont été les personnes âgées, électorat traditionnel du Parti communiste. «J’ai voté pour les communistes, bien-sûr, ce sont les seuls qui peuvent faire quelque chose de bien. Les autres sont tous des voleurs», a affirmé Léonid, un retraité de 62 ans préférant taire son patronyme. Les observateurs estimaient pourtant que les votes protestataires devraient cette fois revenir à l’Alliance Braghis. M. Lucinschi, qui a voté en début de matinée, a indiqué qu’il ne «s’attendait pas à une grosse déception». Les communistes, qui comptaient 40 sièges au Parlement dissous et qui sont donnés grands favoris, devraient, selon les sondages, renforcer leur position. Certains observateurs estimaient que la majorité absolue était à portée du PC, principale force d’opposition à M. Lucinschi, même si le président s’est mis à dos la quasi totalité du Parlement pour avoir voulu instaurer un régime présidentiel. Mais tous s’accordaient à dire que les communistes n’obtiendraient pas les 61 sièges sur les 101 nécessaires pour assurer l’élection de leur chef de file Vladimir Voronine à la présidentielle. Un des candidats communistes, Mark Tkatchenko, 34 ans, est persuadé que les résultats du scrutin seront falsifiés pour empêcher le PC d’obtenir tous les sièges qui devraient lui revenir. M. Braghis a reconnu, juste après avoir voté, que «des falsifications sont possibles, même si tout a été fait pour qu’elles soient minimales». La Commission électorale centrale a bien relevé quelques irrégularités en fin d’après-midi, mais toutes ont été jugées sans importance. L’essentiel du territoire de la Moldavie a appartenu à la Roumanie jusqu’en 1939 et environ 60 % de sa population est roumanophone. Cette ancienne république soviétique est par contre très dépendante de la Russie pour son énergie.
Les électeurs moldaves ont voté dimanche pour élire un nouveau Parlement, censé mettre fin à la crise politique qui affaiblit cette ex-république soviétique en proie à la pauvreté et à la recherche de son identité. La première tâche de la nouvelle assemblée législative sera d’élire un nouveau président, le mandat du chef de l’État sortant Petru Lucinschi ayant expiré le 15 janvier. M. Lucinschi est président par intérim jusqu’à la désignation de son successeur. Nina Delebaltova, 40 ans, a affirmé avoir voté «en vue des présidentielles». Pour elle, seul l’actuel Premier ministre Dumitru Braghis, tête de liste de l’Alliance Braghis créée en janvier dernier par M. Lucinschi, «est capable de mener à bien des réformes», même si jusque-là il «n’en a pas trop fait». Les premiers résultats ne...