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Actualités - Chronologies

Dix ans après, Saddam Hussein - clame toujours victoire

L’Irak de Saddam Hussein continue à clamer victoire dans la guerre du Golfe dix ans après la déroute de son armée au Koweït et malgré les retombées désastreuses de l’embargo sur sa population. «La victoire de l’Irak dans la Mère de toutes les batailles (guerre du Golfe, selon la terminologie irakienne) ne fait pas de doute, la partie adverse ayant échoué à atteindre ses objectifs» consistant à renverser le régime de Bagdad, a affirmé le président de l’Organisation de l’amitié, de la paix et de la solidarité (officielle), Abdel Razak al-Hachémi. Cet ancien ambassadeur à Paris résume l’analyse des cercles du pouvoir en Irak où la population, principale victime des sanctions de l’Onu, espère voir le bout du tunnel après dix ans d’embargo. Le régime des sanctions imposées par l’Onu depuis l’invasion du Koweït en août 1990 s’est érodé au fil des ans et l’Irak commence à sortir de son isolement avec la multiplication des contacts avec ses voisins et le monde. Depuis août, les vols humanitaires se multiplient à Bagdad emmenant au début des délégations et des aides humanitaires, mais aussi de plus en plus de délégations politiques de haut niveau. Retrouvant sa place au sein des réunions au sommet de la Ligue arabe, après celles de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), l’Irak vient de conclure des accords établissant des zones de libre-échange avec l’Égypte, la Syrie et la Tunisie. Il envisage un accord similaire avec la Jordanie. L’Égypte et la Syrie étaient, avec le Maroc, les seuls membres arabes, hors Golfe, de la coalition internationale qui avait chassé, sous la conduite des États-Unis, les troupes irakiennes du Koweït, fin février 1991. Ce retournement de situation dans les alliances régionales avec un début de normalisation des relations de l’Irak avec plusieurs pays arabes et occidentaux qui ont commencé à rouvrir leurs ambassades, fermées depuis la guerre, entretient l’espoir de la population irakienne d’une levée des sanctions. Insensibles aux campagnes menées de l’étranger par l’opposition en exil, financée par les États-Unis, pour renverser le régime de Saddam Hussein, les responsables irakiens estiment que les États-Unis et la Grande-Bretagne se sont lancés dans une fuite en avant en effectuant des raids le 16 février dans la périphérie de Bagdad qui ont soulevé une vague de réprobation dans le monde. «Cette agression est une tentative d’entraîner l’Irak dans une nouvelle confrontation militaire, après l’échec de la politique d’endiguement des dix dernières années», a indiqué le président de la commission des Affaires arabes et internationales au Parlement irakien, Mouaëd Saïd. Les derniers raids sont «une erreur que va traîner la nouvelle Administration américaine tout au long de son mandat», a ajouté le parlementaire, en référence aux difficultés que rencontre Washington à ressouder la coalition anti-irakienne. «Le fait que ces raids aient soulevé un tollé renforce le régime du président Saddam Hussein qui se maintient bien au pouvoir», estime un diplomate occidental en poste à Bagdad. «D’autant, a-t-il ajouté, que les Irakiens retrouvent leur place sur les scènes arabe et internationale, voient leur économie se redresser en attirant, non seulement des firmes commerciales, mais aussi des États à la recherche» d’une part d’un marché lucratif, une fois les sanctions levées. Cette perspective reste cependant tributaire des résultats du dialogue qui reprend lundi à New York entre l’Irak et l’Onu. Les Nations unies exigent toujours le retour à Bagdad de ses inspecteurs en désarmement en vertu de la résolution 1284, la dernière en date dans la série des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis l’invasion du Koweït en 1990.
L’Irak de Saddam Hussein continue à clamer victoire dans la guerre du Golfe dix ans après la déroute de son armée au Koweït et malgré les retombées désastreuses de l’embargo sur sa population. «La victoire de l’Irak dans la Mère de toutes les batailles (guerre du Golfe, selon la terminologie irakienne) ne fait pas de doute, la partie adverse ayant échoué à atteindre ses objectifs» consistant à renverser le régime de Bagdad, a affirmé le président de l’Organisation de l’amitié, de la paix et de la solidarité (officielle), Abdel Razak al-Hachémi. Cet ancien ambassadeur à Paris résume l’analyse des cercles du pouvoir en Irak où la population, principale victime des sanctions de l’Onu, espère voir le bout du tunnel après dix ans d’embargo. Le régime des sanctions imposées par l’Onu depuis...