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Actualités - Chronologies

AGRICULTURE - Damas juge injustes les accusations libanaises

Le ministre syrien de l’Agriculture, Assaad Moustapha, juge «injuste» que les agriculteurs libanais accusent la Syrie de fermer son marché à leurs produits tout en inondant le marché libanais de produits agricoles syriens. «La Syrie importe des bananes et elle impose une taxe douanière de 105 % sur ce produit, seul le Liban en est exempté, les bananes libanaises entrent sans droit de douane», a-t-il affirmé. «Parler d’inondation du marché libanais est injuste parce que ce qui est vendu au Liban n’affecte pas l’agriculteur libanais, nous vendons au Liban ce dont il a bien besoin», a-t-il ajouté. «Les deux pays ont besoin de trouver des marchés extérieurs» pour écouler leurs agrumes, a assuré le ministre. Un membre du syndicat libanais des agriculteurs sous serre, Élias Atallah, avait affirmé fin janvier que «la Syrie n’achetait pas une» banane libanaise, et qu’elle «en importait du Guatemala ou de Somalie et en inondait le marché libanais». Les agriculteurs libanais ont récemment multiplié les protestations contre la contrebande des produits en provenance de Syrie et les accords d’importation conclus avec la Jordanie et l’Égypte. Le ministre syrien a par ailleurs indiqué que la Syrie prévoit de produire en 2001 moins de 900 000 tonnes de coton brut, en baisse de 15 % par rapport à l’année dernière. Cette baisse est délibérée pour allouer davantage de surfaces à d’autres cultures afin de réduire les importations du pays. En 2000, la Syrie a produit 1,06 million de tonnes de coton brut, a indiqué M. Moustapha, conservant ainsi son dixième rang mondial. La récolte du coton pour l’an passé a rapporté près de 36,4 milliards de livres syriennes (728 millions de dollars) aux agriculteurs, selon le quotidien al-Baas les exportations ont rapporté au pays 300 millions de dollars. Le quotidien précise que 20 % de la population, soit 3,4 millions de personnes, vit de la culture, du commerce et de l’industrie du coton que la presse locale qualifie «d’or blanc». M. Moustapha a précisé pour sa part que 1,3 million de personnes, soit 29 % de la population active, étaient employées dans l’agriculture en général, secteur qui contribue, d’après les statistiques officielles, à près du quart du Produit intérieur brut, estimé à environ 17 milliards de dollars. Le ministre a par ailleurs indiqué que la Syrie avait arrêté ses exportations de céréales il y plusieurs années en raison de la sécheresse. «Nous assurons notre autosuffisance en céréales depuis 1993, mais la sécheresse nous a empêchés au cours des dernières années d’exporter. Nous produirons pour assurer les besoins locaux et maintenir une réserve équivalant à deux ans de consommation», a-t-il souligné.
Le ministre syrien de l’Agriculture, Assaad Moustapha, juge «injuste» que les agriculteurs libanais accusent la Syrie de fermer son marché à leurs produits tout en inondant le marché libanais de produits agricoles syriens. «La Syrie importe des bananes et elle impose une taxe douanière de 105 % sur ce produit, seul le Liban en est exempté, les bananes libanaises entrent sans droit de douane», a-t-il affirmé. «Parler d’inondation du marché libanais est injuste parce que ce qui est vendu au Liban n’affecte pas l’agriculteur libanais, nous vendons au Liban ce dont il a bien besoin», a-t-il ajouté. «Les deux pays ont besoin de trouver des marchés extérieurs» pour écouler leurs agrumes, a assuré le ministre. Un membre du syndicat libanais des agriculteurs sous serre, Élias Atallah, avait affirmé fin janvier que...