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Actualités - Chronologies

L’ex-président, un orateur encombrant à Wall Street

Ses premiers discours d’ex-président commençaient à s’arracher à prix d’or à Wall Street. Depuis le scandale qui entoure son départ de la Maison-Blanche, Bill Clinton est devenu subitement un invité très encombrant dans les allées de la finance new-yorkaise. Plusieurs grandes banques qui l’avaient invité à prendre la parole à l’une de leurs conférences ont annulé, fait des excuses ou confirmé du bout des lèvres leur invitation devant les réactions indignées de leurs clients. La grâce accordée par Bill Clinton à un milliardaire poursuivi par le fisc américain et le prix réclamé pour chacun de ses discours, de 100 000 à 150 000 dollars selon la presse américaine, ont suscité plus d’un grincement de dents ces derniers jours. Dans ce contexte, la maison de titres PaineWebber, qui menait des discussions avec l’entourage de Bill Clinton pour une conférence en avril, a préféré faire marche arrière, selon le New York Times paru mercredi. Le groupe bancaire suisse UBS, qui a racheté PaineWebber en 2000, aurait pu se retrouver en porte-à-faux, un de ses dirigeants ayant appuyé dans une lettre à Bill Clinton la demande de grâce présidentielle de Marc Rich, ajoute le quotidien. À New York, PaineWebber s’est refusé à confirmer ou démentir ces informations. «Nous ne faisons aucun commentaire», a déclaré hier un porte-parole de l’établissement, David Walker. Devant l’ire de certains clients, la banque d’affaires Morgan Stanley Dean Witter, à qui Bill Clinton avait fait l’honneur de son premier discours le 5 février à Boca Raton (Floride), n’a pas eu d’autre issue quant à elle que de faire son mea culpa. Morgan Stanley a «clairement fait une erreur», a concédé le président du conseil d’administration, Philip Purcell, dans un e-mail aux clients. Cette erreur est «particulièrement malheureuse à la lumière des agissements de M. Clinton lorsqu’il a quitté la Maison-Blanche», a-t-il ajouté. Bravant la tempête, Credit Suisse First Boston (CSFB), filiale américaine du groupe helvétique Crédit Suisse, maintenait hier l’invitation de Bill Clinton à une conférence sur les médias qu’elle organise le 27 février à New York. «CSFB a pour tradition d’inviter des intervenants de différents horizons politiques pour aborder des sujets économiques et sociaux qui intéressent nos clients», a souligné la banque. Bill Clinton interviendra à sa conférence sur le «rôle des médias dans une démocratie capitaliste». L’émoi de Wall Street semble laisser de marbre la Silicon Valley, haut lieu de l’industrie high-tech américaine, où l’un des grands fabricants de logiciels, Oracle, se réjouit de compter l’ex-président prochainement parmi ses orateurs. L’invitation de Bill Clinton lundi 19 février à une conférence d’Oracle à La Nouvelle-Orléans (sud) est plus que jamais maintenue, a indiqué mercredi soir une porte-parole du groupe, Jennifer Glass. Le PDG d’Oracle, Larry Ellison, ne cache pas il est vrai une admiration sans bornes pour Bill Clinton. Joignant le geste à la parole, il a même embauché dernièrement le porte-parole le plus célèbre de l’ex-président, Joe Lockhart, comme responsable de communication. En ce qui concerne l’invitation, «nous avons reçu beaucoup de réponses, certaines positives, d’autres négatives», a noté Jennifer Glass, sans plus de détails.
Ses premiers discours d’ex-président commençaient à s’arracher à prix d’or à Wall Street. Depuis le scandale qui entoure son départ de la Maison-Blanche, Bill Clinton est devenu subitement un invité très encombrant dans les allées de la finance new-yorkaise. Plusieurs grandes banques qui l’avaient invité à prendre la parole à l’une de leurs conférences ont annulé, fait des excuses ou confirmé du bout des lèvres leur invitation devant les réactions indignées de leurs clients. La grâce accordée par Bill Clinton à un milliardaire poursuivi par le fisc américain et le prix réclamé pour chacun de ses discours, de 100 000 à 150 000 dollars selon la presse américaine, ont suscité plus d’un grincement de dents ces derniers jours. Dans ce contexte, la maison de titres PaineWebber, qui menait des discussions...