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Actualités - Chronologies

GRÈCE - Le nouvel aéroport d’Athènes - au centre d’une controverse

À l’approche de son ouverture, prévue officiellement courant mars, le nouvel aéroport international d’Athènes, à Spata, est au centre d’une controverse opposant le gouvernement aux compagnies aériennes et voyagistes et entretenant le flou sur la date exacte de son inauguration. Les objections des usagers professionnels se concentrent d’une part sur les droits, dont ils dénoncent une hausse allant jusqu’à 800 % par rapport à l’actuel aéroport d’Hellenikon, et d’autre part sur les difficultés d’accès, alors que l’axe autoroutier prévu et plusieurs ouvrages secondaires ne sont pas achevés. Baptisé Eleftherios Venizelos, le nouvel aéroport, d’une capacité de 15 millions de passagers, est situé à Spata, à une trentaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. Selon les plus pessimistes, ce trajet prendrait d’une à deux heures du fait de l’engorgement routier. Dans un pays largement dépendant de la manne touristique, avec près de 10 millions de visiteurs étrangers par an, la sonnette d’alarme a d’abord été tirée par les hôteliers et voyagistes grecs qui ont mis en garde contre une stagnation du trafic des passagers, et un mauvais coup pour l’image du pays, trois ans avant la tenue des Jeux olympiques à Athènes. Les 39 compagnies étrangères établies en Grèce ont surenchéri, soulignant n’avoir pas encore signé les contrats de location, avant que l’Association internationale du transport aérien (Iata) ne donne vendredi le coup de grâce, en réclamant un report de l’ouverture. À l’issue d’une mission de deux de ses cadres à Athènes, l’Iata s’est déclarée «très préoccupée» par le problème de l’accès routier et a invoqué aussi l’inachèvement d’installations pour le catering (la préparation des repas pour les passagers), le fret et la maintenance aérienne. Omniprésent depuis plusieurs jours dans les médias grecs pour dénoncer comme alarmiste et infondé le barrage de critique, le ministre des Travaux publics, Costas Laliotis, a du coup cédé à la colère. Il a accusé samedi l’Iata de tenter de faire chanter le gouvernement par des «mensonges» pour obtenir une baisse des droits. «L’État ne s’inclinera pas», a-t-il affirmé, se gardant toutefois de toute déclaration sur la date d’ouverture. Celle-ci devrait être fixée cette semaine, à l’issue d’une rencontre de M. Laliotis avec le ministre des Transports, Christos Vérélis, crédité lui aussi de réserves sur les dessertes routières, affirmait samedi la presse.
À l’approche de son ouverture, prévue officiellement courant mars, le nouvel aéroport international d’Athènes, à Spata, est au centre d’une controverse opposant le gouvernement aux compagnies aériennes et voyagistes et entretenant le flou sur la date exacte de son inauguration. Les objections des usagers professionnels se concentrent d’une part sur les droits, dont ils dénoncent une hausse allant jusqu’à 800 % par rapport à l’actuel aéroport d’Hellenikon, et d’autre part sur les difficultés d’accès, alors que l’axe autoroutier prévu et plusieurs ouvrages secondaires ne sont pas achevés. Baptisé Eleftherios Venizelos, le nouvel aéroport, d’une capacité de 15 millions de passagers, est situé à Spata, à une trentaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. Selon les plus pessimistes, ce trajet...