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Actualités - Chronologies

Union nationale ou Cabinet d’extrême droite : les deux options du vainqueur

Le chef de la droite israélienne, Ariel Sharon, a deux options pour former un nouveau gouvernement : l’union nationale avec la gauche ou un Cabinet restreint s’appuyant sur l’extrême droite. Il a surtout peu de temps pour se décider, compte tenu du calendrier politique. Le gouvernement d’union nationale a sa préférence : en faisant entrer les travaillistes (24 députés) dans son gouvernement, le chef de la droite disposerait d’une large assise à la Knesset (Parlement) et, sur le plan extérieur, il serait en meilleure posture face aux menaces d’isolement pesant sur Israël. Dans le cas contraire, il devra s’appuyer sur une coalition disparate de 60 députés sur 120, dans laquelle les partis ultranationalistes et religieux auront un poids déterminant, avec l’adjonction de deux ou trois députés centristes. «Sharon sait qu’un gouvernement restreint de droite ne peut le conduire qu’à l’échec», affirmait hier le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot. Il s’agit toutefois d’une possibilité en Israël, où des gouvernements ont déjà survécu dans le passé avec une majorité d’un seul député. Mais le temps presse pour M. Sharon, car il doit constituer un gouvernement avant le 31 mars, date limite pour le vote de la loi de finances pour l’exercice 2001. Si le texte, assimilé par la procédure parlementaire à une question de confiance, n’est pas adopté dans ces délais, des élections générales, pour le Parlement et pour le poste de Premier ministre, seront automatiquement organisées dans les 90 jours. Il lui faut, en outre, tenir compte des ambitions de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’homme fort de son parti, le Likoud. Celui-ci a fait savoir qu’il attendait son heure, c’est-à-dire la dissolution de la Knesset, qu’il estime inévitable à court ou moyen terme, pour tenter de revenir au pouvoir. Pour attirer les travaillistes dans le gouvernement, M. Sharon leur a fait des offres alléchantes en ce qui concerne la répartition des portefeuilles ministériels. Il a ainsi proposé dès hier soir au Premier ministre sortant, Barak, la formation d’un gouvernement d’union nationale, a indiqué la télévision privée israélienne. Il avait déjà publiquement exprimé cette demande, très impopulaire dans les rangs de la droite, auparavant. Selon la presse israélienne, il envisage même d’offrir au «numéro deux» travailliste, Shimon Peres, le portefeuille des Affaires étrangères. Mais les travaillistes devraient accepter d’enterrer les accords d’Oslo de 1993 avec les Palestiniens, que M. Sharon a déjà déclarés «morts». M. Barak s’est contenté de dire qu’il refuserait de participer à un gouvernement d’union nationale avec les alliés d’extrême droite de M. Sharon. Le Parti travailliste est profondément divisé. Une partie affirme qu’il faut entrer dans un gouvernement d’union pour «barrer la voie» aux extrémistes de droite, une autre estimant suicidaire une telle stratégie. L’éclatement actuel du Parlement est le résultat d’une réforme électorale entrée en vigueur en 1996, en vertu de laquelle les Israéliens élisent pour quatre ans leur Premier ministre au suffrage universel direct et choisissent parallèlement leurs députés à la proportionnelle intégrale. Les élections de mai 1999 avaient donné la victoire à M. Barak, mais pas de véritable majorité. S’il opte pour un gouvernement restreint, M. Sharon peut compter sur les 19 voix du Likoud, les 17 du parti ultraorthodoxe sépharade Shass, les 5 du Parti national religieux (PNR), les 5 de la Liste unifiée de la Torah (ultraorthodoxe), les 4 du parti russophone d’extrême droite Israël Beiteinu, les 4 du bloc d’extrême droite de l’Union nationale et les 4 voix du Parti russophone de droite Israël B’Alia. Il est aussi assuré du soutien des deux élus du petit parti Guesher de David Levy, ancien allié des travaillistes. Il peut enfin compter sur l’appui de deux à trois députés du parti du centre.
Le chef de la droite israélienne, Ariel Sharon, a deux options pour former un nouveau gouvernement : l’union nationale avec la gauche ou un Cabinet restreint s’appuyant sur l’extrême droite. Il a surtout peu de temps pour se décider, compte tenu du calendrier politique. Le gouvernement d’union nationale a sa préférence : en faisant entrer les travaillistes (24 députés) dans son gouvernement, le chef de la droite disposerait d’une large assise à la Knesset (Parlement) et, sur le plan extérieur, il serait en meilleure posture face aux menaces d’isolement pesant sur Israël. Dans le cas contraire, il devra s’appuyer sur une coalition disparate de 60 députés sur 120, dans laquelle les partis ultranationalistes et religieux auront un poids déterminant, avec l’adjonction de deux ou trois députés centristes....