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Actualités - Chronologies

Cyclisme - Questions en rafale - pour des champions

Les points d’interrogation, pour les champions et les sans-grade, se multiplient à l’aube de la nouvelle saison cycliste, quelques semaines à peine après le traumatisme du procès Festina. Le dopage, encore et toujours, menace la bonne santé d’un sport qui, plus que d’autres, paye au prix fort ses erreurs. Instances, organisateurs, groupes sportifs, coureurs, toutes les catégories ont été touchées par l’onde de choc de l’affaire Festina en attendant d’autres procès, d’autres publications, peut-être d’autres révélations sur les pratiques passées. Le cyclisme, qui se voit sommé de se régénérer, cherche son équilibre. Entre les tenants de l’ordre ancien, condamné par les juges et les médias, et les utopistes d’un monde parfait, chacun s’efforce de trouver sa place. L’Union cycliste internationale (UCI), bien qu’optimiste au sujet de la prochaine détection de l’Epo, ne croit pas en l’éradication totale du dopage. Son président Hein Verbruggen préfère insister sur la notion essentielle de crédibilité, clé de voûte du sport de haute compétition. Le Tour de France, tourné vers l’avenir, étudie en secret des mesures pour le grand rendez-vous de juillet. Mais, déjà, la première sélection, avec l’accent mis sur la confiance en la jeunesse, a donné le ton. Son directeur Jean-Marie Leblanc l’a affirmé à son équipe : «Il faut tourner la page». Car, en France surtout, bien plus qu’à l’étranger, le panorama s’est obscurci depuis le Tour 2000. Le conflit latent entre l’UCI et le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’impact destructeur du procès Festina, l’enquête en cours sur la formation de l’Américain Lance Armstrong, les réticences affichées ostensiblement par plusieurs grandes firmes ont rafraîchi le climat malgré la fidélité du public – la principale raison d’espérer – et ont installé le doute systématique. En un mot, la suspicion.
Les points d’interrogation, pour les champions et les sans-grade, se multiplient à l’aube de la nouvelle saison cycliste, quelques semaines à peine après le traumatisme du procès Festina. Le dopage, encore et toujours, menace la bonne santé d’un sport qui, plus que d’autres, paye au prix fort ses erreurs. Instances, organisateurs, groupes sportifs, coureurs, toutes les catégories ont été touchées par l’onde de choc de l’affaire Festina en attendant d’autres procès, d’autres publications, peut-être d’autres révélations sur les pratiques passées. Le cyclisme, qui se voit sommé de se régénérer, cherche son équilibre. Entre les tenants de l’ordre ancien, condamné par les juges et les médias, et les utopistes d’un monde parfait, chacun s’efforce de trouver sa place. L’Union cycliste...