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Actualités - Chronologies

BANQUE MONDIALE - Les propos de James Wolfensohn bien accueillis

Les réactions aux propos tenus lundi et mardi par le président de la Banque mondiale étaient généralement positives hier dans les milieux économiques. Le Liban ne peut continuer indéfiniment sa politique d’endettement qui a déjà atteint des sommets, a déclaré en substance James Wolfensohn au cours d’une visite de deux jours à Beyrouth. «Ces déclarations sont en parfaite ligne avec la position du gouvernement», a déclaré le ministre du Commerce et de l’Économie Bassel Fleyhane. Elles vont dans le sens «de la politique nouvelle qui consiste à trouver une solution au problème de l’endettement et du déficit budgétaire par la relance de l’économie». Il souligne en outre que la visite de Wolfensohn «constitue un appui clair au Liban». Le président de la Banque mondiale, ajoute M. Fleyhane, «insistait par le passé sur la nécessité de faire de la réduction du déficit budgétaire une priorité. Il reconnaît aujourd’hui la nécessité de relancer l’activité et de libéraliser l’économie». Le président du Parlement Nabih Berry a de son côté déclaré apprécier les conseils de Wolfensohn en ce qui concerne la gestion des finances publiques et il a appelé à s’atteler rapidement à employer les crédits octroyés par la Banque mondiale et qui n’ont toujours pas été affectés à des projets. Un commentaire favorable repris également par l’ambassadeur des États-Unis, David Satterfield, qui a déclaré partager les opinions de Wolfensohn. Pour l’économiste Élie Yachou’i, l’avertissement du président de la Banque mondiale «est le bienvenu car il intervient pour la première fois de façon publique et non sous forme de conseil chuchoté aux oreilles de quelques-uns». «Wolfensohn nous dit en substance qu’il ne sert à rien de continuer de s’endetter tant que l’économie libanaise ne résout pas ses problèmes structurels, car les crédits ne feront qu’alimenter ces failles et la dette publique augmentera sans aucun changement dans la vie économique du Liban». Quant à l’économiste Louis Hobeika, il estime que les propos du président de la Banque mondiale ne sont pas nouveaux, car «tous les Libanais savent déjà qu’ils ne peuvent continuer à creuser la dette». Mais, ils présentent selon lui un caractère sérieux tout à fait estimable.
Les réactions aux propos tenus lundi et mardi par le président de la Banque mondiale étaient généralement positives hier dans les milieux économiques. Le Liban ne peut continuer indéfiniment sa politique d’endettement qui a déjà atteint des sommets, a déclaré en substance James Wolfensohn au cours d’une visite de deux jours à Beyrouth. «Ces déclarations sont en parfaite ligne avec la position du gouvernement», a déclaré le ministre du Commerce et de l’Économie Bassel Fleyhane. Elles vont dans le sens «de la politique nouvelle qui consiste à trouver une solution au problème de l’endettement et du déficit budgétaire par la relance de l’économie». Il souligne en outre que la visite de Wolfensohn «constitue un appui clair au Liban». Le président de la Banque mondiale, ajoute M. Fleyhane, «insistait par...