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Actualités - Communications Et Declarations

Priorité à la réforme de l’éducation

Le président américain George W. Bush a confirmé samedi la toute première priorité donnée à la réforme d’un système scolaire américain en piètre état, espérant un large soutien au Congrès malgré certaines mesures très controversées. «La réforme de l’éducation est au premier rang de nos tâches, et nous avons démarré fort», a déclaré M. Bush dans la première allocution radiodiffusée de sa présidence, intégralement consacrée à ce sujet au détriment d’autres thèmes de politique intérieure ou étrangère. M. Bush a souhaité que le Congrès, à qui il a présenté son projet dès mardi dernier, trois jours après sa prise de fonctions, lui permette d’agir vite, «avant l’été, quand les écoles préparent l’année scolaire suivante». Évoquant un contre-projet des démocrates, légèrement minoritaires au Sénat et à la Chambre des représentants, il a reconnu l’existence de «différences légitimes d’opinion». Il a toutefois affirmé être «prêt à écouter» toutes les propositions et souhaité un soutien «des républicains comme des démocrates». Le plan de M. Bush comprend la mise en place d’examens de lecture et de mathématiques standardisés au niveau des États, une aide accrue pour aider les écoles à s’adapter à la réforme et des sanctions pour les établissements qui resteraient déficients. Ces sanctions prendraient la forme d’une perte de l’aide fédérale, qui serait alors attribuée aux parents sous forme de chèques-éducation pour placer leurs enfants dans d’autres écoles, ou leur faire donner des cours de rattrapage. Cette formule de chèques-éducation pour changer d’établissement constitue l’aspect le plus controversé de ce plan, de nombreux élus démocrates redoutant que cela ne creuse encore le fossé entre le secteur privé et public, au détriment de ce dernier. Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Richard Gephardt, a répondu samedi à l’allocution radiodiffusée de M. Bush en affirmant que «nous ne devons pas laisser une réforme éroder les responsabilités de l’État fédéral, comme l’aide aux élèves défavorisés ou l’affectation d’un professeur qualifié dans chaque classe». M. Bush a pour sa part défendu son plan en affirmant que «le but est d’améliorer les écoles publiques» et de «leur donner les moyens de réussir si elles en ont la volonté». Dans le même temps, a-t-il prévenu, «nous ne continuerons pas à verser l’argent du contribuable à des écoles qui n’enseignent pas et qui ne veulent pas changer». Les défaillances du système éducatif public américain sont régulièrement dénoncées par tous les camps politiques et dans l’opinion, qu’il s’agisse de l’insécurité, du niveau médiocre des cours ou des inégalités raciales et sociales. Les établissements scolaires du primaire et du secondaire américain comptent quelque 50 millions d’élèves, dont 90 % vont à l’école publique, selon des chiffres officiels. La médiocrité de l’enseignement dispensé a été une fois de plus soulignée en décembre dernier dans un rapport du département de l’Éducation, révélant entre autres que les élèves américains étaient à la traîne par rapport aux élèves de plusieurs pays asiatiques ou européens en sciences ou en mathématiques. Le sénateur Joseph Lieberman, candidat malchanceux à la vice-présidence, a souligné pour sa part mardi qu’aux États-Unis «le niveau moyen d’un enfant noir ou d’origine hispanique en terminale atteint le niveau moyen d’un élève blanc en 4e».
Le président américain George W. Bush a confirmé samedi la toute première priorité donnée à la réforme d’un système scolaire américain en piètre état, espérant un large soutien au Congrès malgré certaines mesures très controversées. «La réforme de l’éducation est au premier rang de nos tâches, et nous avons démarré fort», a déclaré M. Bush dans la première allocution radiodiffusée de sa présidence, intégralement consacrée à ce sujet au détriment d’autres thèmes de politique intérieure ou étrangère. M. Bush a souhaité que le Congrès, à qui il a présenté son projet dès mardi dernier, trois jours après sa prise de fonctions, lui permette d’agir vite, «avant l’été, quand les écoles préparent l’année scolaire suivante». Évoquant un contre-projet des démocrates, légèrement...