Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Les menaces d’attentats corses font monter la pression

Les mesures de sécurité ont été renforcées en fin de semaine dernière en France à la suite de nouvelles menaces d’attentats lancées par un groupe nationaliste clandestin corse et après une sévère condamnation de nationalistes corses à Paris. Le groupe nationaliste clandestin corse Armata Corsa avait réitéré ses menaces d’attentats sur le territoire français et corse, affirmant qu’il allait «frapper dans les jours qui viennent». Armata Corsa a indiqué qu’il ne s’estimait plus tenu par l’ultimatum du 1er février qu’il avait fixé pour la reprise d’«actions aveugles et meurtrières», dans une précédente revendication formulée début janvier. Il justifiait sa décision par l’existence du «spectre d’une répression». Les autorités prennent très au sérieux les menaces d’un groupe qui, en un an et demi d’existence, a revendiqué une vingtaine d’attentats et trois assassinats. Le ministre français de l’Intérieur Daniel Vaillant a affirmé que «les autorités entendent pleinement assumer leurs responsabilités». «Mais, a-t-il ajouté, elles n’agiront pas sous quelque intimidation que ce soit». La sécurité a été immédiatement renforcée aux abords des lieux publics, à Paris et dans plusieurs autres villes. Dans la capitale, un dispositif de sécurité renforcée a été mis en place notamment autour de la préfecture de police de Paris et du palais de justice ainsi qu’aux abords des ministères, et les patrouilles de police se sont multipliées. Dans les aéroports parisiens, les policiers ont été incités à la vigilance, en particulier pour les voitures mal stationnées et les colis non accompagnés ou apparemment abandonnés. Des mesures de sécurité importantes ont été prises à Belfort (est), fief de l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, bête noire des Corses, qui avait démissionné du gouvernement pour protester contre la politique du Premier ministre socialiste Lionel Jospin visant à accorder davantage d’autonomie à la Corse. Plusieurs voitures suspectes garées à proximité d’établissements publics, préfectures ou commissariats, ont été neutralisées dans les rues de Marseille (Sud), où un attentat manqué à la voiture piégée avait été revendiqué par Armata Corsa en octobre. Une voiture contenant 100 kg d’explosif relié à un système de mise à feu avait alors été neutralisée devant un commissariat du centre-ville. La sécurité a été renforcée aussi dans les palais de justice du sud-est du pays, après qu’un attentat à la bombe eut fortement endommagé celui d’Annecy en début de semaine. L’attentat n’a pas été revendiqué mais les enquêteurs privilégient la piste corse. Il y a dix jours, le quotidien Le Figaro avait publié un long entretien avec «un représentant d’Armata Corsa dans le sud-est de la France» qui menaçait de «frapper» Paris et Strasbourg, siège du Conseil de l’Europe, stigmatisant «l’attitude inconséquente» de Lionel Jospin sur le dossier corse. Quinze jours plus tôt, le 3 janvier, le groupe clandestin avait revendiqué huit attentats ou tentatives, mais aussi deux «exécutions», présentées comme des représailles aux assassinats, le 7 août, de Jean-Michel Rossi, considéré comme l’un des fondateurs d’Armata Corsa, et de son garde du corps Jean-Claude Fratacci. La tension est encore montée après le verdict sévère de la Cour d’appel de Paris qui a alourdi vendredi les peines de prison de six nationalistes corses, dont le secrétaire national d’A Cuncolta, Charles Pieri, condamnés pour «association de malfaiteurs terroristes» et «détention d’armes, d’explosifs et de munitions».
Les mesures de sécurité ont été renforcées en fin de semaine dernière en France à la suite de nouvelles menaces d’attentats lancées par un groupe nationaliste clandestin corse et après une sévère condamnation de nationalistes corses à Paris. Le groupe nationaliste clandestin corse Armata Corsa avait réitéré ses menaces d’attentats sur le territoire français et corse, affirmant qu’il allait «frapper dans les jours qui viennent». Armata Corsa a indiqué qu’il ne s’estimait plus tenu par l’ultimatum du 1er février qu’il avait fixé pour la reprise d’«actions aveugles et meurtrières», dans une précédente revendication formulée début janvier. Il justifiait sa décision par l’existence du «spectre d’une répression». Les autorités prennent très au sérieux les menaces d’un groupe qui, en un...