Ellen MacArthur sur Kingfisher a encore réduit de moitié l’écart qui la sépare de Michel Desjoyeaux sur PRB, leader du Vendée Globe, tour du monde à la voile en solitaire. La navigatrice britannique, qui accusait dimanche un retard de 143 milles sur le bateau de tête, n’était plus hier qu’à 70 milles derrière lui. Le skipper breton, qui bute depuis plusieurs jours dans les calmes de l’anticyclone de Sainte-Hélène, n’a toujours pas réussi à redémarrer. «Cela va toujours au ralenti en ce qui me concerne. Je me console en me disant que chaque mille parcouru me rapproche un peu plus des Sables d’Olonne», a commenté Michel Desjoyeaux avec une certaine lassitude dans la voix. «J’espère avoir une opportunité dans la journée. Si l’occasion fait le larron, je veux bien être celui-là. Remarquez, pour un bateau du bâtiment, avoir à tout reconstruire est la moindre des choses !», a encore ironisé le skipper de PRB. L’écart entre les deux bateaux de tête devrait encore se réduire car le voilier d’Ellen MacArthur, bien qu’également ralenti, va encore un nœud plus vite. Ses deux poursuivants, Marc Thiercelin sur Active Wear et Roland Jourdain sur Sill Matines la Potagère, sont bien revenus dans le match, respectivement à 254 et 285 milles de Desjoyeaux, avant d’être ralentis à leur tour. Dans les temps du record «C’est la pétole ! Le vent est tombé vers 5 heures. Je rentre dans la zone de transition entre l’anticyclone qui m’a favorablement poussé ces derniers jours et l’anticyclone de Sainte-Hélène dans lequel bute Michel depuis quelques jours. J’espère que ça ne va pas trop durer», a expliqué Roland Jourdain. «Je suis mes adversaires ! Je les précède d’abord, mais les suis d’une autre façon car le fait d’observer leur trajectoire me permet de valider les modèles météo», a encore précisé Michel Desjoyeaux. Pointé en cinquième position à 630 milles du leader de ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, Thomas Coville sur Sodébo a choisi une route beaucoup plus à l’ouest que les autres et se fait rattraper par le Suisse Dominique Wavre sur Union Bancaire Privée qui n’est plus qu’à 5 milles de lui. «Aujourd’hui j’ai deux possibilités. Soit je m’aligne derrière les autres et j’attends que ça se passe, ce qui n’est pas très passionnant. Soit je tente des coups même si c’est risqué. Je préfère jouer la carte de la compétition», a précisé Thomas Coville. «C’est amusant de voir que les six premiers bateaux avancent par deux. La première doublette – Desjoyeaux-MacArthur – devrait franchir le col de l’anticyclone avant nous», a constaté Dominique Wavre. Le Britannique Mike Golding, dont le voilier Team Group 4 avait démâté lors de la première nuit de course et qui était reparti des Sables d’Olonne avec 8 jours et 4 heures de retard sur le reste de la flotte, a franchi le Cap Horn dimanche soir à 23h30 heure locale. Le skipper anglais, qui a effectué une belle remontée et occupe désormais la neuvième place, est toujours dans les temps du record de l’épreuve, sa principale motivation étant donné qu’il ne pouvait pas se battre en tête de la flotte. Etant donné le ralentissement de Michel Desjoyeaux, les chances de Mike Golding de réaliser un meilleur temps de course augmentent de jour en jour. Les positions Voici les positions du Vendée Globe, tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale ni assistance, hier à 14h00 heure locale : 1. PRB/Michel Desjoyeaux à 4 606 milles du but 2. Kingfisher/Ellen MacArthur à 77 milles du premier 3. Active Wear/Marc Thiercelin à 254 milles 4. Sill Matines La Potagère/Roland Jourdain à 284 milles 5. Sodebo Savourons la Vie/Thomas Coville à 601 milles 6. Union Bancaire Privée/Dominique Wavre à 632 milles 7. Whirlpool/Catherine Chabaud à 1 413 milles 8. EBP-Esprit PME-Gartmore/Josh Hall à 2 103 milles 9. Team Group 4/Mike Golding à 2 376 milles 10. Voilà. fr/Bernard Gallay à 2 518 milles.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Ellen MacArthur sur Kingfisher a encore réduit de moitié l’écart qui la sépare de Michel Desjoyeaux sur PRB, leader du Vendée Globe, tour du monde à la voile en solitaire. La navigatrice britannique, qui accusait dimanche un retard de 143 milles sur le bateau de tête, n’était plus hier qu’à 70 milles derrière lui. Le skipper breton, qui bute depuis plusieurs jours dans les calmes de l’anticyclone de Sainte-Hélène, n’a toujours pas réussi à redémarrer. «Cela va toujours au ralenti en ce qui me concerne. Je me console en me disant que chaque mille parcouru me rapproche un peu plus des Sables d’Olonne», a commenté Michel Desjoyeaux avec une certaine lassitude dans la voix. «J’espère avoir une opportunité dans la journée. Si l’occasion fait le larron, je veux bien être celui-là. Remarquez, pour un...