Au cours du match qui les opposait hier pour l’accession aux quarts de finale des Internationaux d’Australie, à Melbourne, le Suédois Magnus Norman a «donné» la victoire au Français Sébastien Grosjean, qui ne l’avait certes pas volée. Dans le dernier jeu, Grosjean mena d’abord 40-15, ce qui lui procura deux balles de match. Il fit une double faute avec la première et n’exploita pas la deuxième. Un ace, contesté par le Suédois, lui en procura une troisième. Avec celle-là, il servit ce qu’il pensait bien être un autre ace. Les deux joueurs se serraient déjà la main après que Grosjean eût sauté de joie quand l’arbitre, le Britannique Mike Morrissey, descendit de sa chaise et sépara les joueurs pour leur dire que la machine avait «bipé» et que la balle était let. Qu’il fallait donc rejouer le point. «Pour moi, elle n’était pas let. Pour Norman non plus. Sans que je ne lui demande rien, il m’a accordé le point et la victoire. C’est très fair-play de sa part. Mais elle avait fait déjà pas mal d’erreurs, cette machine», a raconté Grosjean. «Il n’y avait pas let. Je ne pouvais pas prendre ce point, car Grosjean n’avait pas entendu le let ni moi non plus. De toute façon, si j’avais gagné après ça, je me serais senti mal en sortant du court. Je voulais me sentir bien en rentrant à la maison. C’est pour ça que je lui ai donné le point», a expliqué Norman. «Pensez-vous que vous méritez le prix annuel du fair-play ?» a-t-on demandé au Suédois. «Il serait difficile de le donner à quelqu’un d’autre», a-t-il répondu en souriant.
Au cours du match qui les opposait hier pour l’accession aux quarts de finale des Internationaux d’Australie, à Melbourne, le Suédois Magnus Norman a «donné» la victoire au Français Sébastien Grosjean, qui ne l’avait certes pas volée. Dans le dernier jeu, Grosjean mena d’abord 40-15, ce qui lui procura deux balles de match. Il fit une double faute avec la première et n’exploita pas la deuxième. Un ace, contesté par le Suédois, lui en procura une troisième. Avec celle-là, il servit ce qu’il pensait bien être un autre ace. Les deux joueurs se serraient déjà la main après que Grosjean eût sauté de joie quand l’arbitre, le Britannique Mike Morrissey, descendit de sa chaise et sépara les joueurs pour leur dire que la machine avait «bipé» et que la balle était let. Qu’il fallait donc rejouer le point....
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