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Actualités - Chronologies

Descente de Kitzbuehel - Maier l’a enfin gagnée

L’Autrichien Hermann Maier a remporté samedi la course qui manquait encore à son palmarès, la descente de Kitzbuehel, que les organisateurs ont baptisée par antonomase «The race», comptant pour la Coupe du monde de ski alpin. Ayant fait le bon choix des skis, Maier a admirablement négocié les points sensibles de la Streif. Puis, rassuré par son temps «canon» qui améliorait de près d’une seconde celui du Norvégien Lasse Kjus qui le précédait avec le dossard 4, il a goûté aux applaudissements d’un parterre de milliers de supporteurs, brandissant banderoles et drapeaux. Il attendit alors avec le calme des forts l’arrivée sans surprise de ce bon vieux Stephan Eberharter (bientôt 31 ans) qui, en vassal, restait à 62/100e de seconde. Mais il avala aussi, de soulagement, une gorgée quand l’expérimenté Hannes Trinkl (31 ans) vint s’échouer à 27/100e du temps de référence. Comme la veille, quand il avait dominé le Super-G, Herminator a gagné dans le dévers à gauche qui prépare le dernier saut. Il y fut parfait d’équilibre, à la fois puissant et léger. S’élançant avec le dossard 13, l’Américain Daron Rahlves sauva la course d’un podium tout autrichien, en égalant le temps d’Eberharter. Plus tard, Maier déchargea la tension accumulée en faisant rire par ses réponses franches l’assemblée des journalistes condamnés à «refaire» du Maier, course après course. À quelques jours de l’ouverture des championnats du monde de Saint-Anton, la transition était trouvée. Préférez-vous gagner la descente de Kitzbuehel ou celle de Saint-Anton ? «Je veux tout gagner. C’est une grande journée pour moi car Kitzbuehel jouit d’un grand prestige chez nous. Klammer l’a gagnée quatre fois. Mais c’est aussi un warm-up pour Saint-Anton où les Autrichiens auront à cœur de briller devant leur public», a répondu le double champion olympique et du monde. Courir dimanche le slalom comptant pour le combiné. À quoi bon ? Grâce à son huitième succès saisonnier et le 36e de sa carrière en Coupe du monde, le champion de Flachau a repris à Eberharter la tête de la Coupe du monde de descente et il s’est envolé au classement de la Coupe du monde général. Il possède désormais 381 points d’avance sur le Suisse Michael von Gruenigen, son principal rival en slalom géant. Maier-Trinkl-Eberharter : ces trois comptent au total plus d’une centaine de podiums à travers le monde. Mais, pour la première fois de leur carrière, ils ont accédé enfin au podium de «The race». Rahlves, un Californien de 27 ans, qui avait gagné les deux descentes de Kvitfjel il y a un an, était heureux de côtoyer ce trio d’exception. «Pour les Américains, Kitzbuehel est au ski ce que le Super Bowl est au football américain. Avant de m’élancer, Werner Franz m’a tapé sur l’épaule : Allez, tu es un des favoris. J’ai rigolé et je lui ai dit que je n’avais pas la pression des Autrichiens», a expliqué Rahlves, ravi de ce 20 janvier.
L’Autrichien Hermann Maier a remporté samedi la course qui manquait encore à son palmarès, la descente de Kitzbuehel, que les organisateurs ont baptisée par antonomase «The race», comptant pour la Coupe du monde de ski alpin. Ayant fait le bon choix des skis, Maier a admirablement négocié les points sensibles de la Streif. Puis, rassuré par son temps «canon» qui améliorait de près d’une seconde celui du Norvégien Lasse Kjus qui le précédait avec le dossard 4, il a goûté aux applaudissements d’un parterre de milliers de supporteurs, brandissant banderoles et drapeaux. Il attendit alors avec le calme des forts l’arrivée sans surprise de ce bon vieux Stephan Eberharter (bientôt 31 ans) qui, en vassal, restait à 62/100e de seconde. Mais il avala aussi, de soulagement, une gorgée quand l’expérimenté Hannes...