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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché calme et équilibré

Le dollar a oscillé dans des marges étroites tout au long de la journée d’hier sur le marché des changes de Beyrouth, autrement calme et étroit après la contraction du mouvement de l’offre et de la demande. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, a donc servi à le maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier tantôt à la hausse, tantôt à la baisse entre 1 507,50 et 1 509,50 LL à l’ouverture puis entre 1 507,25 et 1 507,75 LL en fin de matinée, ont indiqué les cambistes. Toutefois, les échanges interbancaires ne devaient guère dépasser hier quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucun recours à la BDL, car les offres et les demandes tendaient toujours à s’équilibrer en dehors de celle-ci, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Accès de faiblesse de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro s’est brièvement replié sous le seuil de 0,93 dollar hier sur les marchés des changes internationaux pour la première fois depuis la fin décembre, après des chiffres américains jugés modérés par les investisseurs et écartant un atterrissage en catastrophe de l’économie aux États-Unis. Selon les analystes de marché, les chiffres sur la production industrielle ont été modérés, ce qui a dopé le billet vert. Ceux-ci ont baissé de 0,6 % en décembre par rapport au mois précédent et le taux d’utilisation des capacités industrielles a été de 80,6 % contre 81,4 % pendant la même période, a annoncé hier la Réserve fédérale (Fed). Les cambistes tablaient généralement sur un recul de 0,5 % de la production industrielle et sur un taux d’utilisation des capacités de 80,8 %. En outre, les investisseurs ont été rassurés aussi par la modeste hausse de l’inflation aux États-Unis en 2000, après l’annonce hier par les département américain du Travail que l’indice des prix à la consommation a progressé seulement de 0,2 % en décembre, comme en novembre, et de 0,1 % hors énergie et alimentation contre 0,3 % pendant la même période, soit en rythme annuel de 3,4 % et de 2,6 % respectivement. De plus, les analystes ont également noté le soulagement du marché après les propos de Paul O’Neill, secrétaire au Trésor pressenti dans l’Administration du nouveau président George W. Bush. «Je voudrais dire, avant toute chose, que je suis en faveur d’un dollar fort», a déclaré Paul O’Neill dans une déclaration liminaire au Sénat à l’occasion de son audition dans le cadre de sa nomination au poste de secrétaire au Trésor. «Je ne peux pas imaginer que quiconque puisse penser le contraire», a-t-il ajouté à la suite de plusieurs articles de presse laissant penser que ce patron de l’industrie puisse favoriser un dollar faible pour aider les exportations des entreprises américaines. «Dans l’ensemble, le tableau est plutôt favorable pour le billet vert à court terme, a remarqué hier un analyste de l’agence financière 4Cast, avec, en plus, une amélioration des marchés boursiers aux États-Unis». Dans ces conditions, les investisseurs ont préféré vendre de l’euro qui s’est ressenti aussi de la vigueur du sterling après l’annonce hier d’un projet de fusion entre le britannique Powergen et l’allemand E.ON, risquant de créer un besoin en sterling sur le marché pour la réalisation de cette opération. Eu égard à toutes ces considérations, la monnaie européenne s’est trouvée hier en position de faiblesse, permettant au dollar de se négocier à la hausse à New York comme suit : – 0,9340 pour un euro contre 0,9423, la veille – 1,4725 pour un sterling contre 1,4725 – 2,0940 DM contre 2,0755 – 7,0230 FF contre 6,9615 – 1,6470 FS contre 1,6320 – 2 073,10 lires contre 2 054,85 – 118,90 yens contre 117,70. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, c’était le statu quo hier où les quelques valeurs qui ont fait l’objet de transactions devaient reproduire leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 63,66 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 141,72 points. Ce mouvement s’est pourtant déroulé dans un marché relativement plus étoffé que ces deux derniers jours avec 39 900 actions négociées d’une valeur globale de 158 025 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été diversement orientés hier, la Bourse électronique Nasdaq profitant d’un rebond des valeurs technologiques après la publication de résultats financiers satisfaisants, et Wall Street des craintes liées au ralentissement de l’économie américaine. D’un côté, le Nasdaq a été soutenu par les bons résultats d’Intel et ses prévisions de croissance en 2001 avec des dépenses d’investissement qui devraient atteindre 7,5 milliards de dollars contre 6,7 milliards en 2000. Cela d’autant que d’autres fabricants d’équipement de mise en réseau et des fournisseurs d’accès à l’Internet, comme Juniper Networks, American Micro Devices, Cisco, Micron Technology... sont venus doper le secteur et tirer l’indice composite vers le seuil des 2 800 points. Au contraire, l’annonce de statistiques reflétant une nouvelle baisse de la production industrielle aux États-Unis le mois dernier, phénomène confirmé par le livre beige de la Fed publié hier, faisait remarquer que le ralentissement de la croissance était plus fort en décembre que pendant les mois précédents. Ce schéma peu réjouissant n’a pas tardé à peser sur Wall Street où l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué entre un plus haut à 10 706,95 points et un plus bas à 10 581,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 589,44 points, en baisse de 63,22 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les technologiques Les Bourses européennes ont affiché une belle hausse mercredi, encouragées par les bonnes performances des technologiques et la publication de statistiques américaines favorables à un abaissement prochain des taux de la Réserve fédérale. Télécoms et médias se sont bien comportés, à l’image de Deutsche Telekom, en hausse de 4,4 %. Le trio TMT est le mieux à même de profiter d’une baisse des taux américains. Marconi et Ericsson ont gagné tous deux plus de 8,5 %. À la clôture, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a gagné 2,4 %, et l’Euro Stoxx 50 près de 2 %. Avec une hausse de près de 6 %, les technologiques atteignent leur niveau le plus haut depuis le 20 décembre. Les télécoms ont gagné 4,1 % et les médias 3,58 %. Moins courtisées, les chimiques s’adjugent une modeste hausse de 0,2 %. Pour l’analyste Ben Funnel, de Morgan Stanley Dean Witter, les marchés sont obsédés par les taux américains, et l’euphorie risque d’être de courte durée. «Nous pensons que ce ralliement va durer quelques mois et sera emmené par les technologiques, les bancaires et les assurances, a-t-il commenté. C’est purement lié aux taux d’intérêt. Toutefois, le marché n’a pas encore réagi au ralentissement potentiel de l’économie (américaine) et cela pourrait encore tirer le marché vers le bas». Les résultats d’entreprises américaines ont apporté peu de très mauvaises surprises à des investisseurs déjà habitués à l’idée d’un ralentissement de l’économie. Les résultats d’Intel, n° 1 mondial des microprocesseurs, annoncés mardi soir, étaient conformes aux prévisions des analystes. Le titre a gagné 2,4 % mercredi, après avoir chuté la veille. Tokyo : en nouvelle hausse grâce aux banques La Bourse de Tokyo a terminé en hausse mercredi, pour la quatrième séance consécutive. Les inquiétudes des investisseurs sur la saturation de l’offre ont été apaisées par la tenue d’une réunion, prévue à l’avance, d’un comité du PLD, le parti au pouvoir, sur des mesures de soutien du marché, ce qui a favorisé la demande sur les bancaires, notamment la Sakura Bank. L’indice Nikkei a gagné 83,18 points, soit 0,61 %, à 13 667,63, tandis que l’indice pondéré Topix enregistrait une hausse de 12,91 points, soit 1,02 % à 1 280,39. «En plus du Nasdaq, la plus grosse inquiétude sur le marché est due à l’engorgement de l’offre. Cette inquiétude a été quelque peu apaisée par le dernier plan du PLD». a constaté l’analyste Kenji Kimura, du fonds d’investissement Yasuda Capital Management. Le PLD projette de constituer un groupe de travail chargé d’avancer d’ici à la fin du mois des propositions de relance de la Bourse. D’autre part, a noté Kimura, l’annonce mardi par Toyota Motor Corp. de sa décision de racheter jusqu’à 75 millions de ses propres actions pour les annuler a contribué à calmer les craintes suscitées par la surabondance de l’offre résultant des grosses ventes d’actions par les banques et les entreprises industrielles lors du dénouement de leurs participations croisées.
Le dollar a oscillé dans des marges étroites tout au long de la journée d’hier sur le marché des changes de Beyrouth, autrement calme et étroit après la contraction du mouvement de l’offre et de la demande. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, a donc servi à le maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, à la lumière de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier tantôt à la hausse, tantôt à la baisse entre 1 507,50 et 1 509,50 LL à l’ouverture puis entre 1 507,25 et 1 507,75 LL en fin de matinée, ont indiqué les cambistes. Toutefois, les échanges...