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Actualités - Chronologies

Sans abri, sans nourriture, les paysans - de Comasagua attendent les secours

Sans abri, sans nourriture et à la merci de glissements de terrain, des centaines de paysans qui travaillent aux plantations de café de la localité de Comasagua, à 28 km au sud-ouest de San Salvador, attendaient hier l’arrivée des secours. Juana Antonia Castro, 86 ans, la peau brûlée par le soleil, raconte qu’au moment du séisme survenu samedi à 11h34 heure locale (17h34 GMT), elle se trouvait dans une plantation de café sur le flanc de la colline Vista Hermosa. «J’allais cueillir du café, j’avais une corbeille à la main quand j’ai senti quelque chose de terrible comme si la terre allait m’avaler, un fossé s’est ouvert et à partir de là, je ne me souviens que d’une chose, c’est qu’un neveu qui était avec moi m’a attrapée», raconte la vieille dame. Juana fait partie des nombreux paysans de cette localité de 13 000 habitants qui ont perdu tous leurs maigres biens dans les décombres de leurs maisons de terre et de bois. Sur les collines de Comasagua plantées de café, d’énormes et innombrables crevasses font craindre des glissements de terrain. Pourtant, la plupart des paysans ne veulent pas quitter les décombres, de peur qu’on leur vole le peu qui pourrait leur rester. Selon le maire de Comasagua, José Enrique Pérez, huit personnes sont mortes, 35 sont portées disparues et 85 % des maisons se sont écroulées à la suite du séisme de samedi. L’électricité, l’eau potable, les communications sont coupées depuis le séisme. Du maïs, des haricots et du riz ont été distribués aux habitants du centre du village mais ceux qui se trouvaient dans les collines, pour certains, n’ont ni eau ni nourriture depuis 24 heures. «Ma fille a cinq mois, elle pleure de faim, je n’ai à lui donner que de la bouillie de maïs», soupire Yesica del Carmen Berrios qui assure que «Dieu nous a punis». Des équipes de secours venues du Venezuela sont arrivées lundi soir à Comasagua pour rechercher les victimes. Des hélicoptères américains doivent assurer un pont aérien entre Comasagua et la capitale. Des soldats salvadoriens ont été déployés pour éviter les pillages.
Sans abri, sans nourriture et à la merci de glissements de terrain, des centaines de paysans qui travaillent aux plantations de café de la localité de Comasagua, à 28 km au sud-ouest de San Salvador, attendaient hier l’arrivée des secours. Juana Antonia Castro, 86 ans, la peau brûlée par le soleil, raconte qu’au moment du séisme survenu samedi à 11h34 heure locale (17h34 GMT), elle se trouvait dans une plantation de café sur le flanc de la colline Vista Hermosa. «J’allais cueillir du café, j’avais une corbeille à la main quand j’ai senti quelque chose de terrible comme si la terre allait m’avaler, un fossé s’est ouvert et à partir de là, je ne me souviens que d’une chose, c’est qu’un neveu qui était avec moi m’a attrapée», raconte la vieille dame. Juana fait partie des nombreux paysans de cette...