Il arrive quelquefois qu’en dehors de tout traumatisme un enfant se met à boiter. Même si la boiterie représente en pédiatrie un motif courant de consultation, il ne faut jamais négliger cette modification de la marche surtout lorsque l’enfant se plaint d’une douleur qu’il a du mal à localiser. Le diagnostic, alors, repose principalement sur un double examen, clinique et radiologique, pouvant parfois être difficile... Car si la boiterie le plus souvent est sans conséquence, il arrive quelquefois qu’elle soit le signe d’une infection ou d’une lésion plus importante, exigeant un traitement adapté. Les causes traumatiques Les plus fréquentes des causes sont les traumatiques. La boiterie n’est donc que la conséquence d’une lésion ou d’une infection nécessitant un traitement approprié. Il peut s’agir d’une écharde, d’un coup, d’une chaussure mal adaptée. Dans tous ces cas, le défaut de la marche n’est que momentané et le traitement repose aux soins, selon les besoins. Si pour une ampoule ou une petite infection, la désinfection locale et la protection par un bandage suffisent, une éventuelle fracture exige un traitement orthopédique autrement plus sérieux. L’arthrite, cause de boiterie Si l’enfant qui se met à boiter présente une infection plus importante avec fièvre forte (au-dessus de 38°C), se plaint d’une douleur au niveau du genou et bouge difficilement, on peut penser à une ostéomyélite. Il s’agit d’une inflammation du tissu osseux due à un germe, généralement le staphylocoque. Des examens biologiques permettront de rechercher l’agent pathogène responsable et de le combattre à l’aide d’antibiotiques appropriés et une éventuelle immobilisation. L’arthrite serait, elle aussi, une cause de boiterie cher l’enfant. Affection inflammatoire des articulations, elle entraîne une forte fièvre et une immobilité du membre atteint. Une analyse du liquide de l’articulation, prélevé par ponction sous anesthésie, confirmera le diagnostic et désignera la bactérie en cause. La prise d’antibiotiques et l’immobilisation compléteront le traitement. La synovite de la hanche ou «rhume de la hanche» Fréquent entre 3 et 10 ans, le «rhume de la hanche», comme il est désigné couramment, est une affection articulaire survenant généralement en hiver ou au printemps. L’enfant boite, a mal à la hanche, mais il n’a pas de fièvre et ses examens chimiques, radiologiques et biologiques sont parfaitement normaux. Le traitement repose entièrement sur le repos associé à des médicaments antalgiques (contre la douleur). Le «rhume de la hanche» ou synovite de la hanche guérit spontanément en 10 ou 15 jours. Dans certains cas, cependant, une hospitalisation s’avère nécessaire, la douleur étant très intense, afin de mettre la hanche en traction, ce qui soulage le petit malade.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il arrive quelquefois qu’en dehors de tout traumatisme un enfant se met à boiter. Même si la boiterie représente en pédiatrie un motif courant de consultation, il ne faut jamais négliger cette modification de la marche surtout lorsque l’enfant se plaint d’une douleur qu’il a du mal à localiser. Le diagnostic, alors, repose principalement sur un double examen, clinique et radiologique, pouvant parfois être difficile... Car si la boiterie le plus souvent est sans conséquence, il arrive quelquefois qu’elle soit le signe d’une infection ou d’une lésion plus importante, exigeant un traitement adapté. Les causes traumatiques Les plus fréquentes des causes sont les traumatiques. La boiterie n’est donc que la conséquence d’une lésion ou d’une infection nécessitant un traitement approprié. Il peut s’agir...