L’homme de Mungo, dont les restes vieux de 60 000 ans ont été retrouvés en Australie, a peut-être un ancêtre chinois, une découverte qui bouleverse le savoir sur les origines de l’homme. Le squelette découvert près du lac Mungo en 1974 dans l’est de l’Australie commence seulement à dévoiler tous ses secrets, dont celui de ses ancêtres chinois. La Chine a toujours rejeté la thèse d’une origine de l’humanité moderne en Afrique, descendante d’un homo sapiens qui aurait quitté ce continent il y a 100 ou 150 000 ans. La découverte de l’homme de Mungo renforce ses vues. Les recherches entreprises par une équipe dirigée par l’anthropologue de l’Université nationale d’Australie, Alan Thorne, suggèrent que les premiers immigrants chinois sont arrivés en Australie il y a 70 000 ans, après être passés par les Philippines et le Timor (extrême est de l’Indonésie). Ils appartenaient à une race grande d’homo sapiens connue sous le nom de Graciles, dont M. Thorne affirme qu’elle possédait un gène spécifique aujourd’hui disparu. Ces découvertes sont basées sur de nouvelles analyses de l’ADN de l’homme de Mungo. De nouvelles techniques de datation ont permis de doubler son âge, ce qui place les chercheurs en face du plus ancien échantillon d’ADN humain connu à ce jour. L’ADN d’un homme de néanderthal retrouvé en Croatie où il vivait il y a 28 000 ans était auparavant le plus vieux que la communauté scientifique avait pu observer. Selon cette équipe, l’homme de Mungo était évolué, capable d’utiliser des outils de pierre, d’aiguiser ses lances pour la chasse et la pêche. Son corps était brûlé après sa mort, selon certains rites. Alan Thorne et son équipe sont persuadés que cet homme est un descendant des «Graciles». Ils sont également convaincus que ces Graciles chinois se sont mélangés 40 000 ans plus tard avec les «Robustes» venus de Java, dont les descendants sont aujourd’hui les Aborigènes d’Australie. Ces recherches accréditent la thèse des scientifiques chinois, dont Wu Xinzhe de l’Institut de paléontologie de Pékin, selon laquelle l’évolution jusqu’à l’homo sapiens a eu lieu en même temps sur plusieurs continents, y compris la Chine, et non seulement en Afrique, comme nombre de scientifiques le pensent. Les chercheurs australiens accréditent cette thèse en estimant que l’humanité moderne a évolué vers une espèce unique, l’homo sapiens, simultanément à différents endroits à partir d’un ancêtre plus ancien, l’homo erectus, qui, lui, était bien originaire d’Afrique dont il a émigré il y a plus d’1,5 million d’années. L’homme de Mungo confirme que l’Australie était bel et bien habitée par des hommes évolués depuis au moins 70 000 ans. Ses ancêtres sont probablement venus par la mer depuis le Timor, distant alors d’à peine 100 km, à la recherche de nouveaux territoires de chasse, selon ces chercheurs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’homme de Mungo, dont les restes vieux de 60 000 ans ont été retrouvés en Australie, a peut-être un ancêtre chinois, une découverte qui bouleverse le savoir sur les origines de l’homme. Le squelette découvert près du lac Mungo en 1974 dans l’est de l’Australie commence seulement à dévoiler tous ses secrets, dont celui de ses ancêtres chinois. La Chine a toujours rejeté la thèse d’une origine de l’humanité moderne en Afrique, descendante d’un homo sapiens qui aurait quitté ce continent il y a 100 ou 150 000 ans. La découverte de l’homme de Mungo renforce ses vues. Les recherches entreprises par une équipe dirigée par l’anthropologue de l’Université nationale d’Australie, Alan Thorne, suggèrent que les premiers immigrants chinois sont arrivés en Australie il y a 70 000 ans, après être passés...