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Actualités - Chronologies

Côte D’Ivoire - Haro sur les étrangers - à Abidjan

Des étrangers, notamment des Burkinabés, ont été menacés et chassés de chez eux dans la nuit par de jeunes Ivoiriens dans le quartier de Cocody, à Abidjan. «Des jeunes de l’université sont venus mardi soir avec des gourdins, ils nous ont dit “on ne veut plus d’étrangers ici” et nous ont menacés de brûler nos cabanes si nous ne partions pas dans la nuit», a expliqué un Burkinabé qui résidait dans la «cité bas-fond» près de la cité universitaire Mermoz, à Cocody. Comme plusieurs de ses voisins, également immigrés, ce Burkinabé s’est exécuté dans la nuit en quittant son logement avec sa femme, ses quatre enfants et de maigres effets qu’il a entassés chez son employeur. «Ils nous ont dit “retournez chez vous”», explique un autre sous le coup de l’émotion. Ces témoignages sont confirmés par une ressortissante française du quartier, dont le boy burkinabé a également été chassé de chez lui. Mercredi matin, l’accès à l’impasse menant à la «cité bas-fond» était encore contrôlé par des jeunes et une trentaine de policiers qui ont intimé l’ordre de déguerpir à des journalistes passant en voiture. Des étrangers chassés ont affirmé que la police avait au mieux laissé faire les jeunes Ivoiriens, mais que parfois elle avait participé aux menaces et aux pillages. Au marché de Cocody, des artisans étrangers ont également affirmé avoir été menacés et ont laissé leurs boutiques fermées mercredi. Des incidents ont également été signalés mercredi autour du marché du quartier administratif du Plateau, où des commerçants étrangers ont été harcelés.
Des étrangers, notamment des Burkinabés, ont été menacés et chassés de chez eux dans la nuit par de jeunes Ivoiriens dans le quartier de Cocody, à Abidjan. «Des jeunes de l’université sont venus mardi soir avec des gourdins, ils nous ont dit “on ne veut plus d’étrangers ici” et nous ont menacés de brûler nos cabanes si nous ne partions pas dans la nuit», a expliqué un Burkinabé qui résidait dans la «cité bas-fond» près de la cité universitaire Mermoz, à Cocody. Comme plusieurs de ses voisins, également immigrés, ce Burkinabé s’est exécuté dans la nuit en quittant son logement avec sa femme, ses quatre enfants et de maigres effets qu’il a entassés chez son employeur. «Ils nous ont dit “retournez chez vous”», explique un autre sous le coup de l’émotion. Ces témoignages sont confirmés par...