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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : net ralentissement de l’activité

La demande du dollar s’est nettement contractée hier à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre en cette monnaie est demeurée limitée, ne dépassant guère les besoins d’une petite catégorie d’opérateurs en livre libanaise à des fins de placements en bons du Trésor. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, tout en se négociant effectivement lors des dernières transactions interbancaires entre 1 509,75 et 1 510,25 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 512,00 LL. Pourtant, ce mouvement ne devait guère prendre de dimensions en raison de la réticence de l’offre et de la demande, comme en témoigne le volume d’affaires de la journée d’hier qui aurait atteint quelque cinq millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, selon des sources cambistes. Fermeté du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro a encore cédé hier quelques points contre le billet vert sur les marchés des changes internationaux, autrement calmes en l’absence de nouvelles fraîches avant la publication demain des chiffres sur les ventes de détail et les prix à la production en décembre aux États-Unis. Selon les cambistes, la devise américaine a profité au courant de la journée d’hier d’une légère amélioration sur les marchés boursiers américains et de prises de bénéfices sur la monnaie unique européenne réalisées par les investisseurs qui étaient un peu trop courts en dollar après avoir acheté beaucoup d’euros en fin d’année. Des analystes ont observé également que le marché commence à avoir une vision plus réaliste de la situation aux États-Unis après avoir dramatisé les perspectives de ralentissement de la croissance américaine en fin de semaine dernière. Pourtant, d’après ces mêmes milieux, l’euro pourrait repartir à la hausse si les chiffres sur les ventes de détail aux États-Unis en décembre, attendus demain, sont plus faibles que prévu. De plus, les opérateurs se sont montrés plus ou moins préoccupés de la situation conjoncturelle en Europe. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les ventes du commerce de détail ont reculé de 0,2 % dans l’Union européenne en octobre par rapport à septembre, laissant craindre une croissance au ralenti dans la zone euro. Ce sentiment a été renforcé par l’annonce de l’Office fédéral allemand des statistiques hier, que la première économie européenne a vu son excédent commercial fondre de près d’un tiers en novembre par rapport à octobre, à 4,4 milliards d’euros contre 6,20 milliards, en raison de la diminution des exportations et du gonflement de la valeur des importations. En outre, les investisseurs sont restés concentrés encore hier sur l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre qui doit rendre sa décision sur les taux aujourd’hui. Selon certains observateurs, l’institut d’émission britannique devrait une nouvelle fois laisser son principal taux d’intérêt inchangé, mais les pressions s’intensifient pour une baisse du loyer de l’argent au Royaume-Uni dans le sillage de la décision américaine de la semaine dernière. Et si la plupart des analystes tablent d’ores et déjà sur un statu quo monétaire britannique, certains opérateurs n’écartent pas un certain assouplissement du crédit qui suivrait la baisse d’un demi-point en pourcentage du taux interbancaire aux États-Unis réalisée par la Réserve fédérale (Fed) mercredi dernier pour tenter d’enrayer le ralentissement de l’économie américaine. Si la Banque d’Angleterre décide de laisser ses taux inchangés, cela dopera le sterling contre l’euro et le soutiendra aussi face au dollar, indiquait-on hier dans les milieux cambistes londoniens. Pour ce qui est du yen, il est resté généralement fragile hier, bien que plusieurs analystes estiment qu’il pourrait bientôt retrouver des couleurs quand les investisseurs japonais vont commencer à rapatrier leurs capitaux en vue de la fin de l’année fiscale en mars. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton résistant, comme suit : – 0,9390 pour un euro contre 0,9440, la veille – 1,4910 pour un sterling contre 1,4885 – 2,0830 DM contre 2,0720 – 6,9860 FF contre 6,9495 – 1,6270 FS contre 1,6145 – 2 062,05 lires contre 2 051,35 – 116,45 yens contre 116,85. Bourse de Beyrouth : marché étale À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée par les investisseurs, la tendance générale s’est ressentie hier de la baisse des actions B de Solidere de 7 1/8 à 6 7/8 dollars dans un marché stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,34 % à 63,88 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 141,72 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un marché étale sur lequel 701 actions seulement ont changé de main d’une valeur de 5 163 dollars. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, la tendance est restée mitigée aux États-Unis entre la hausse de la Bourse électronique Nasdaq et la baisse de Wall Street. Mais il n’en demeure pas moins que les marchés américains dans leur ensemble n’arrivent pas à s’engager dans une direction précise en raison des incertitudes sur les résultats financiers des entreprises au quatrième trimestre 2000 devant être publiés dès la semaine prochaine. À cet égard, le site spécialisé Briefing.com a compté jusqu’à hier 500 avertissements de sociétés sur leurs résultats trimestriels. Pour en revenir à l’actualité boursière, les valeurs technologiques ont mené la baisse à Wall Street avant la publication, attendue après la clôture, des résultats financiers de Motorola et Yahoo. Le deuxième équipementier mondial pour les communications sans fil, Motorola, avait déjà prévenu que ses résultats trimestriels seraient inférieurs aux prévisions des analystes, et les opérateurs s’attendent à ce que Yahoo annonce également des résultats décevants. De leur côté, les compagnies aériennes étaient également parmi les titres les plus échangés et les plus touchés après le rachat de TWA par AMR, deuxième compagnie aérienne américaine qui avait racheté auparavant une partie des actifs de US Airways. Pourtant l’indice composite Nasdaq est parvenu à se maintenir au-dessus de la barre des 2 450 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la baisse entre un plus haut à 10 568,89 points et un plus bas à 10 472,51 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 540,42 points, en baisse de 32,13 points sur la veille. Les Bourses européennes tirées à la baisse par Vodafone Le groupe Vodafone a entraîné les valeurs européennes à la baisse mercredi en fin de journée malgré le rebond du Nasdaq qui avait baissé en début de séance avant la publication de résultats d’entreprises qui pourraient traduire l’étendue du ralentissement américain. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 cédait 0,46 % (-6,88 points, à 1 490,56), et le DJ Euro Stoxx 50 reculait de 0,81 % (-37,73 points, à 4 604,06). Vodafone, numéro un mondial de la téléphonie mobile, a cédé 1,36 %, pertes qui s’ajoutent à celles de mardi, jour où le secteur a pâti de la déception causée par les ventes de Nokia en 2000. Nokia, qui a perdu plus de 8 % mardi, a encore lâché 0,6 couronne à 40,40 mercredi. Dans le reste du secteur des télécoms en Europe, British Telecommunications menait les hausses, avec un bond de 5,30 %. «BT va annoncer ses résultats du troisième trimestre dans un peu moins d’un mois. Aussi en parle-t-on et je pense qu’il pourrait y avoir afflux de bonnes nouvelles à mesure que l’on s’entend sur des estimations», a déclaré un analyste. Dans le secteur automobile, DaimlerChrysler perdait 4,13 %, ses présentations au Salon automobile de Detroit n’ayant pas soulevé l’enthousiasme attendu pour une valeur qui a été parmi celles à avoir le plus souffert en 2000 en Europe. Le géant de la chimie BASF perdait de son côté 4,15 %. Tokyo : nouvel affaiblissement de la tendance La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 1,3 % mercredi, évitant de justesse de tomber jusqu’à son plus bas de l’année dernière, dans un marché déprimé par les performances médiocres des Bourses américaines et des craintes sur les perspectives de l’économie japonaise. L’indice de référence Nikkei 225 a perdu 177,86 points à 13 432,65 points – après avoir touché un plus bas de 13 349,15 en cours de séance – pas très loin de son plus bas niveau pour 2000 établi le 21 décembre à 13 423,21 points. L’indice élargi Topix a cédé 17,28 points à 1 254,09. «Alors que les autres marchés asiatiques ne se comportent pas si mal, le marché japonais a souffert de la perte de confiance des investisseurs étrangers concernant les perspectives de l’économie de l’archipel», a indiqué Hidenori Kawasaki, responsable chez Kokusai Securities. «L’offre va s’intensifer face à la demande au cours des mois de février-mars, car les sociétés continuent d’écouler leurs participations croisées», a-t-il ajouté. Le volume des transactions est resté modéré, avec 486 millions d’actions échangées contre 501,4 millions la veille. «Notre inquiétude est de voir les investisseurs étrangers gagnés par le pessimisme, à cause d’un ralentissement de l’économie américaine plus soudain que prévu. Ajouté aux faibles performances des marchés américains, les investisseurs sont inquiets quant aux perspectives de l’économie japonaise», a estimé Katsuhiko Kodama, responsable chez Tokyo Securities.
La demande du dollar s’est nettement contractée hier à Beyrouth, dans un marché sur lequel l’offre en cette monnaie est demeurée limitée, ne dépassant guère les besoins d’une petite catégorie d’opérateurs en livre libanaise à des fins de placements en bons du Trésor. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, tout en se négociant effectivement lors des dernières transactions interbancaires entre 1 509,75 et 1 510,25 LL, après un départ entre 1 510,00 et 1 512,00 LL. Pourtant, ce mouvement ne devait guère prendre de dimensions en raison de la réticence de...