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Actualités - Chronologies

Azerbaïdjan - Poutine négocie à Bakou le statut de la mer Caspienne

Vladimir Poutine a signé avec son homologue azerbaïdjanais Heydar Alïev un document concernant le statut de la mer Caspienne entraînant la conclusion immédiate d’un accord sur l’exploitation conjointe du pétrole, mardi au premier jour de sa visite à Bakou. «Le document signé a une grande importance car la question du statut de la Caspienne est en discussion depuis plus de 7-8 ans et malheureusement nous n’arrivions pas à rapprocher nos positions», s’est félicité M. Alïev. «La signature d’aujourd’hui ouvre de nouvelles possibilités en vue d’une coopération plus intensive (entre la Russie et l’Azerbaïdjan) et d’un accord sur un statut définitif de la Caspienne», a ajouté le président azerbaïdjanais. Premier effet de cet accord, la première compagnie pétrolière russe Loukoïl a signé avec la compagnie nationale pétrolière azerbaïdjanaise un accord sur l’exploitation du pétrole de la Caspienne qui entraînera 250 millions de dollars d’investissements. Aux termes de cet accord, signé par le président de Loukoïl Vaguit Alekperov et le président de la compagnie azerbaïdjanaise Natik Alïev, les gisements de Zykh et Govsany, dont les réserves s’élèvent à 17-20 millions de tonnes de brut, doivent être exploités sur une base paritaire. L’Azerbaïdjan exploite depuis 1936 les gisements côtiers de Zykh et Govsany, situés à une vingtaine de kilomètres au sud de Bakou. Les cinq pays riverains de la Caspienne – Azerbaïdjan, Russie, Kazakhstan, Turkménistan et Iran – n’ont pas réussi jusqu’ici à s’entendre sur un partage de cette mer et de ses grandes ressources potentielles en gaz et pétrole. Moscou compte sur ce voyage pour entamer un nouveau chapitre dans ses relations avec Bakou qui, à l’instar de la Géorgie voisine, affiche une politique résolument tournée vers l’Occident et a fait état de son intention de rejoindre l’Otan. «Nous n’avons aucune intention de nous quereller avec nos voisins. La Russie cherche un compromis afin que la longue pause marquée dans les relations bilatérales (avec l’Azerbaïdjan) puisse laisser place à un dialogue constructif et à la coopération», a déclaré à la presse le conseiller du président russe pour la politique étrangère, Sergueï Prikhodko. Riche en pétrole, l’Azerbaïdjan a pris ses distances avec la Russie depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. Ce voyage de M. Poutine est le premier d’un président russe en Azerbaïdjan depuis lors. MM. Poutine et Alïev ont également abordé la question du Nagorny-Karabakh, un territoire azerbaïdjanais peuplé majoritairement d’Arméniens qui a proclamé son indépendance en 1991 avec l’appui d’Erevan. Une guerre de trois ans a alors éclaté, faisant près de 30 000 morts. Un cessez-le-feu a été signé mais les négociations butent sur un traité de paix. «Nous avons parlé de certaines possibilités de compromis», a déclaré M. Poutine, soulignant que «bien que le processus soit compliqué, il y avait des espoirs».
Vladimir Poutine a signé avec son homologue azerbaïdjanais Heydar Alïev un document concernant le statut de la mer Caspienne entraînant la conclusion immédiate d’un accord sur l’exploitation conjointe du pétrole, mardi au premier jour de sa visite à Bakou. «Le document signé a une grande importance car la question du statut de la Caspienne est en discussion depuis plus de 7-8 ans et malheureusement nous n’arrivions pas à rapprocher nos positions», s’est félicité M. Alïev. «La signature d’aujourd’hui ouvre de nouvelles possibilités en vue d’une coopération plus intensive (entre la Russie et l’Azerbaïdjan) et d’un accord sur un statut définitif de la Caspienne», a ajouté le président azerbaïdjanais. Premier effet de cet accord, la première compagnie pétrolière russe Loukoïl a signé avec la...