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Actualités - Chronologies

La crise des compagnies d’électricité fragilise les banques US

Le risque de faillite de quelques sociétés de distribution d’électricité en Californie laisse planer une menace sur les résultats des banques américaines avec un risque toutefois limité, selon des analystes. Depuis plusieurs semaines, le groupe Pacific Gas Electric, qui fournit en électricité le nord de la Californie, ainsi que le groupe Edison International et sa filiale Southern California Edison sont englués dans une situation financière inextricable. L’origine du problème remonte à la dérégulation de 1996 dans l’État le plus peuplé des États-Unis avec une production trop faible et des prix qui flambent à l’achat. En bout de chaîne, la loi interdit aux distributeurs de répercuter en totalité cette hausse sur la facture des ménages jusqu’au printemps 2002. Pour mesurer l’ampleur du problème, les distributeurs d’électricité ne peuvent pas faire payer plus de 64 dollars le mégawatt/heure aux particuliers alors qu’ils le payent cinq fois plus cher. Face à cette situation, l’endettement des compagnies d’électricité se creuse davantage chaque jour, et la menace d’insolvabilité est réelle même si la semaine dernière l’État de Californie a autorisé une hausse des prix de l’électricité de 7 % à 15 % pour deux sociétés. L’analyste de l’agence de notation financière Standard and Poor’s, Richard Cortright, a relevé vendredi que les distributeurs étaient «vraiment à court de liquidités et ils ne peuvent tenir que quelques semaines». Toutes les agences de notations financières ont abaissé les notes des sociétés de distribution avec même un classement du crédit au rang d’obligations à haut risque ou «pourries» (Junk Bonds) de la part de l’agence Fitch. L’agence Moody’s, qui a également abaissé ses notes, a souligné que la notation des groupes d’électricité «reste sous surveillance pour d’autres réductions». Pour les banques qui ont prêté de l’argent ou qui couvrent l’endettement, le risque n’est pas anodin. Toutefois, l’«effet château de cartes» ne devrait pas entraîner les groupes bancaires dans la tourmente, a estimé lundi Salomon Smith Barney. «Les risques de défaut de paiement est réduit» pour ces groupes d’électricité, a indiqué la banque d’affaires en précisant toutefois que ces compagnies étaient «toujours sur l’écran radar». À ce titre, la décision de Standard and Poor’s et de Moody’s de ne pas reléguer le crédit au rang d’obligations à haut risque a été bien accueillie par la communauté bancaire. Une telle décision «aurait nettement détérioré la capacité des groupes électriques à verrouiller des financements supplémentaires et aurait relevé le coût de leur endettement actuel», a estimé Raymond Niles, analyste de Salomon Smith Barney. La menace a plané sur la tendance boursière vendredi avec des rumeurs, démenties, de pertes importantes pour Bank of America, un groupe exposé sur les distributeurs d’électricité. En fait, Bank of America a été chef de file pour un crédit de Pacific Gas Electric, mais son exposition est inférieure à 500 millions de dollars, selon Salomon Smith Barney. JP Morgan Chase a conduit une opération de Southern California Edison à l’automne et a refusé d’en monter une d’un million de dollars en décembre, selon la même source. Parmi les banques les plus exposées, outre Bank of America et JP Morgan Chase, les noms de Banc One, Mellon Bank, First Union, Union Bancal et plusieurs banques canadiennes circulent, a indiqué Salomon Smith Barney. «Les deux prochaines semaines seront cruciales», a estimé mardi sur la chaîne CNBC Steve Fetter, directeur de l’agence de notation Fitch, en faisant allusion aux dispositions que pourrait prendre l’État de Californie pour éviter que la crise s’envenime.
Le risque de faillite de quelques sociétés de distribution d’électricité en Californie laisse planer une menace sur les résultats des banques américaines avec un risque toutefois limité, selon des analystes. Depuis plusieurs semaines, le groupe Pacific Gas Electric, qui fournit en électricité le nord de la Californie, ainsi que le groupe Edison International et sa filiale Southern California Edison sont englués dans une situation financière inextricable. L’origine du problème remonte à la dérégulation de 1996 dans l’État le plus peuplé des États-Unis avec une production trop faible et des prix qui flambent à l’achat. En bout de chaîne, la loi interdit aux distributeurs de répercuter en totalité cette hausse sur la facture des ménages jusqu’au printemps 2002. Pour mesurer l’ampleur du problème, les...