Un véhicule d’assistance saute sur une mine : le pilote blessé
le 09 janvier 2001 à 00h00
Un véhicule d’assistance piloté par le Portugais José Eduardo Ribeiro s’est écarté de la piste et a sauté hier sur une mine peu après le franchissement du Mur, lors de la 8e étape du rallye-raid Paris-Dakar disputée entre Smara (Sahara occidental) et el-Ghallaouiya (Mauritanie), a annoncé Hubert Auriol, directeur de l’épreuve. Le pilote a eu le pied gauche arraché et a été pris en charge par la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara occidental), la composante militaire dans cette zone, appelée le Mur, mise en place dans les années 80 pour empêcher les incursions des Sahraouis. L’accident s’est produit au km 93 de la spéciale-marathon du jour (619 km) vers 13h00 heure locales. Traité sur place, le pilote portugais a été évacué deux heures plus tard par un hélicoptère de la Minurso vers un hôpital marocain. «Cinquante mètres après le passage du Mur, un véhicule d’assistance s’est écarté de la piste sur la gauche. Les militaires sur place ont crié pour le prévenir mais ont entendu immédiatement l’explosion», a expliqué Hubert Auriol. «Jose Eduardo Ribeiro a le pied gauche arraché, a-t-il ajouté. Nous sommes très ennuyés par cette histoire car nous avions pris le maximum de précautions lors du briefing la veille en avertissant les concurrents de ne pas s’écarter de la piste». Les premiers concurrents arrivés en Mauritanie ont été surpris à l’annonce de cet accident. «C’est incroyable, a déclaré Jean-Louis Schlesser. On sait parfaitement que cette zone est un man’s land où on ne doit pas rouler sous peine de gros risques». C’est le premier accident du Paris-Dakar enregistré cette année au lendemain d’une étape où avait plané la menace du Front Polisario, levée finalement dimanche soir. Le Front Polisario qui dispute au Maroc la souveraineté sur le Sahara occidental avait menacé de reprendre ses «activités militaires» dimanche, lors de la traversée par le rallye de la «frontière maroco-sahraouie». Le Mur de défense, érigé dans les années 80 pour empêcher les incursions des indépendantistes sahraouis, est une zone minée prise en charge par la Minurso. Des fortifications militaires avaient été à l’époque bâties tous les 10 kilomètres et des champs de mines mis en place le long de ce mur pour repousser d’éventuelles attaques. Un passage a été fait avec des bulldozers pour permettre au Dakar de le franchir cette année. En 1996, un camion Mercedes qui assurait l’assistance pour l’écurie Citroën avait été détruit par un incendie et l’un des occupants avait péri. Cet accident s’était produit plus au Nord de la zone où a eu lieu l’accident d’aujourd’hui, 300 km avant l’arrivée à Smara. Une commission d’enquête française avait révélé, quatre mois plus tard, que l’incendie était dû à «l’explosion d’un engin militaire». Ce qu’au moment de l’accident, les autorités marocaines avaient démenti.
Un véhicule d’assistance piloté par le Portugais José Eduardo Ribeiro s’est écarté de la piste et a sauté hier sur une mine peu après le franchissement du Mur, lors de la 8e étape du rallye-raid Paris-Dakar disputée entre Smara (Sahara occidental) et el-Ghallaouiya (Mauritanie), a annoncé Hubert Auriol, directeur de l’épreuve. Le pilote a eu le pied gauche arraché et a été pris en charge par la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara occidental), la composante militaire dans cette zone, appelée le Mur, mise en place dans les années 80 pour empêcher les incursions des Sahraouis. L’accident s’est produit au km 93 de la spéciale-marathon du jour (619 km) vers 13h00 heure locales. Traité sur place, le pilote portugais a été évacué deux heures plus tard par un hélicoptère de la Minurso vers un hôpital...
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