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Actualités - Conferences Et Seminaires

Au sud du Soudan, des traditions pour instaurer la paix

Il y a des millénaires, le Soudan était considéré comme le cœur battant de l’Afrique. Mais depuis quelques décennies, il est considéré comme le cœur saignant de l’Afrique à cause des conflits armés incessants. C’est surtout le sud du pays qui en souffre. Cette région était représentée au séminaire par un groupe de professeurs du centre d’étude pour le développement et la paix. Dr Khamies Kajou Kondam, membre de l’équipe, explique que pour les archéologues et les scientifiques le danger provient … des termites. Car ces insectes se nourrissent de toute forme de résidus, par conséquent, ils détruisent tous les vestiges enfermés dans le sol. «Nous sommes alors confrontés à un problème majeur, celui de la non-existence de vestiges. Pour remédier à ce problème, nous effectuons des prospections de terrain et documentons la mémoire orale dans les villages. Nous tentons aussi de conserver les langues parlées et étudions les traditions des ethnies locales», note t-il. Afin de réaliser ces études coûteuses et exigeant la participation d’une grande équipe, toute l’université participe à ce travail de recherche dans un objectif très précis : instaurer la paix grâce au patrimoine. «Les études réalisées se poursuivent dans une forme comparative entre les traditions des différentes ethnies ou sur la perpétuation de ces traditions. Nous avons ainsi découvert que certaines danses folkloriques et les fêtes des moissons datent de plusieurs siècles» poursuit-il. Les résultats de ces études sont mis à la disposition du grand public par les médias et les publications. Ceci dans l’intention de montrer que, malgré les différences actuelles, les racines sont communes à tout le peuple. «Le sud du Soudan n’a pas dans son architecture les imposants édifices que l’on retrouve dans son nord et qui constituent un riche héritage architectural, note le Dr Kajou Kondam. Nous n’avons que ces traditions à conserver et en agissant de la sorte nous protégeons l’unité du pays». Cependant, la tâche que s’est donnée cet institut est lourde et difficile à assumer. Car en premier lieu, les recherches ne peuvent pas être poussées par manque de fonds et en second lieu à cause des conflits armés. L’accès à toute une zone située au sud du Soudan est interdit à ces jeunes universitaires. Et les très nombreux champs de mines bloquent tout déplacement entre certains villages. Certes, cette étude risque d’être incomplète, mais la tentative est unique en son genre dans un pays pauvre et en pleine guerre.
Il y a des millénaires, le Soudan était considéré comme le cœur battant de l’Afrique. Mais depuis quelques décennies, il est considéré comme le cœur saignant de l’Afrique à cause des conflits armés incessants. C’est surtout le sud du pays qui en souffre. Cette région était représentée au séminaire par un groupe de professeurs du centre d’étude pour le développement et la paix. Dr Khamies Kajou Kondam, membre de l’équipe, explique que pour les archéologues et les scientifiques le danger provient … des termites. Car ces insectes se nourrissent de toute forme de résidus, par conséquent, ils détruisent tous les vestiges enfermés dans le sol. «Nous sommes alors confrontés à un problème majeur, celui de la non-existence de vestiges. Pour remédier à ce problème, nous effectuons des prospections de...