En Iran, la sensibilisation au patrimoine, une urgence
le 05 janvier 2001 à 00h00
Au pays des Achéménides, il semble que le patrimoine est menacé, surtout au niveau des sociétés rurales. Dr Kamal Niknami, spécialiste de la préhistoire et professeur à l’Université de Téhéran explique que «la sensibilisation au patrimoine iranien se fait spécifiquement dans les grandes villes. Les habitants visitent les musées, suivent les découvertes dans les médias et se sentent concernés par ce patrimoine, explique Dr Niknami, alors que dans les villages, le passé n’est pas mis en relief. Les campagnes de sensibilisation ne touchent pas l’arrière-pays qui est en fait très riche en vestiges archéologiques». En ne connaissant pas la valeur immatérielle nationale des vestiges, les peuples les mettent en péril par les actes de vandalisme répétés. En fait, en Iran, le trafic des antiquités et le pillage des sites archéologiques est répandu surtout dans les régions les plus reculées. En ce qui concerne la conservation du patrimoine architectural dans les villes, Dr Niknami assure que le problème se pose comme dans tous les pays du monde. «Certes, l’expansion urbaine constitue une menace à la sauvegarde du patrimoine architectural, mais les autorités locales assurent les fouilles de sauvetage nécessaires et élaborent des projets de préservation qui réussissent dans certains cas et échouent dans d’autres», assure t-il. Le patrimoine architectural religieux est le plus sauvegardé en Iran. Les édifices sont dans un très bon état de conservation, les visites se poursuivent, les gens connaissent la valeur de ces monuments. Quant aux grands sites archéologiques, ils sont fouillés par des archéologues iraniens et sous la supervision de l’État, l’étude et la documentation des sites est assuré par la suite. Toutefois, il semble que les recherches sur la préhistoire ne sont pas prioritaires. L’évolution pendant ces périodes reculées et les modes de vie d’alors en Iran restent inconnus, car les campagnes de prospection nécessaires à toute première étude ne sont pas financées. «Les sites préhistoriques n’ont pas un attrait touristique et le silex taillé n’est jamais considéré comme étant une œuvre d’art, alors les recherches nécessaires dans ce domaine ne sont pas facilement financées. Pourtant, il est certain que la vie s’est développée sur les terres de l’Iran au cours de la préhistoire et effectuer des recherches dans ce domaine contribuerait au développement de cette science».
Au pays des Achéménides, il semble que le patrimoine est menacé, surtout au niveau des sociétés rurales. Dr Kamal Niknami, spécialiste de la préhistoire et professeur à l’Université de Téhéran explique que «la sensibilisation au patrimoine iranien se fait spécifiquement dans les grandes villes. Les habitants visitent les musées, suivent les découvertes dans les médias et se sentent concernés par ce patrimoine, explique Dr Niknami, alors que dans les villages, le passé n’est pas mis en relief. Les campagnes de sensibilisation ne touchent pas l’arrière-pays qui est en fait très riche en vestiges archéologiques». En ne connaissant pas la valeur immatérielle nationale des vestiges, les peuples les mettent en péril par les actes de vandalisme répétés. En fait, en Iran, le trafic des antiquités et le pillage...
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