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« Gardez-vous du néant », - de May Khalil

«Gardez-vous du néant» est le titre provocateur choisi par May Khalil comme titre d’un recueil d’aphorismes et de soliloques qui vient de paraître. C’est le second ouvrage de cette jeune femme de 44 ans dont le talent d’écrivain sort de l’ordinaire. May Khalil fut l’une de ces nombreuses personnes gagnées à la foi dans une réunion de prière animée par le P. Emiliano Tardif. Cette enfant poliomyélite put, en l’espace de quelques semaines, marcher sans le secours de ses cannes, qui ne l’avaient plus quittée depuis son enfance. Cette guérison reste «inachevée», et May Khalil boîte toujours. Mais depuis le passage du P. Tardif, elle est entièrement autonome. Elle est employée par la Lebanese broadcasting Corporation (LBC). May parle dans des espèces de soliloques où elle apostrophe les abstractions qui l’entourent. Elle a engagé une espèce de dialogue avec elle-même, mais parle aussi à la mort, au temps, à l’ennui, à la joie, au néant, dans une espèce d’enchaînement de pensée que la foi éclaire. Son livre ressemble à un grand théâtre d’ombres. Et de lumières.
«Gardez-vous du néant» est le titre provocateur choisi par May Khalil comme titre d’un recueil d’aphorismes et de soliloques qui vient de paraître. C’est le second ouvrage de cette jeune femme de 44 ans dont le talent d’écrivain sort de l’ordinaire. May Khalil fut l’une de ces nombreuses personnes gagnées à la foi dans une réunion de prière animée par le P. Emiliano Tardif. Cette enfant poliomyélite put, en l’espace de quelques semaines, marcher sans le secours de ses cannes, qui ne l’avaient plus quittée depuis son enfance. Cette guérison reste «inachevée», et May Khalil boîte toujours. Mais depuis le passage du P. Tardif, elle est entièrement autonome. Elle est employée par la Lebanese broadcasting Corporation (LBC). May parle dans des espèces de soliloques où elle apostrophe les abstractions qui...