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Actualités - Chronologie

Les "day-traders", des boursicoteurs qui risquent gros

Les «day-traders» jouent à la minute sur les variations du prix des actions dans l’espoir de réaliser des gains instantanés. Contrairement aux investisseurs, inspirés par le milliardaire américain Warren Buffett, qui placent leur argent à long terme dans une action après en avoir étudié les données fondamentales, le «day-trader» ne s’intéresse qu’à la variation du prix de l’action, sans tenir compte de ce qui la provoque. Leur nombre s’est considérablement accru avec la généralisation des opérations boursières effectuées par des particuliers via l’Internet. Selon Marc Friedfertig, coauteur du livre The Electronic Day Trader, ce type de spéculation peut s’avérer très lucratif. «Mais si vous voulez en vivre, il faut un petit capital de départ, de l’ordre d’au moins 75 000 dollars, dont 10 000 à 15 000 seront perdus en apprenant», affirme-t-il. Selon la télévision financière américaine CNBC, citant des témoignages, Mark Barton aurait connu des revers boursiers en se livrant au «day-trading». Les autorités boursières américaines ont déjà mis en garde à plusieurs reprises contre les dangers de ce type de spéculation. «Le day-trading est une activité très spéculative et très risquée. Il s’agit d’un travail très qualifié qui n’offre pas de place aux investisseurs inexpérimentés ou à la recherche d’un passe-temps», prévient Nancy Smith de la Commission des opérations en Bourse (SEC) américaine. Le «day-trader» joue sur l’effet masse en plaçant de fortes sommes d’argent sur une action et vendant ou achetant dès lors que celle-ci montre une petite variation. En cas de mauvais pari, la perte peut se révéler importante. Harvey Houtkin, président de All Tech Investment Group, l’une des sociétés financières visées jeudi par Mark Barton, a souligné, dans des déclarations à la chaîne de télévision CNBC, que son but est d’offrir aux adeptes du «day-trading» des outils technologiques leur permettant d’accéder directement au marché boursier sans passer par un courtier et d’effectuer leurs transactions instantanément. Ironie du sort, au moment où Mark Barton se livrait à sa tuerie jeudi, le NASD, l’autorité de régulation de la Bourse électronique américaine Nasdaq, annonçait des mesures de contrôle pour le «day-trading». Celles-ci visent notamment à obliger les firmes financières qui recommandent et facilitent cette activité à prévenir leurs clients «des risques associés à ce type de spéculation», selon un communiqué du NASD (National Association of Securities Dealers). «Le day-trading ne requiert pas seulement un capital adéquat mais aussi une compréhension poussée des mécanismes des marchés financiers et de leur dynamique ainsi que du choix des actions et du moment auquel elles doivent être vendues ou achetées», souligne le NASD. Depuis 1995, la Bourse américaine a progressé de 170 %. Mais des baisses passagères peuvent s’avérer dévastatrices pour les spéculateurs à court terme et le Nasdaq, qui concentre les petites valeurs chères aux «day-traders», a perdu près de 8 % depuis ses records de la mi-juillet.
Les «day-traders» jouent à la minute sur les variations du prix des actions dans l’espoir de réaliser des gains instantanés. Contrairement aux investisseurs, inspirés par le milliardaire américain Warren Buffett, qui placent leur argent à long terme dans une action après en avoir étudié les données fondamentales, le «day-trader» ne s’intéresse qu’à la variation du prix de l’action, sans tenir compte de ce qui la provoque. Leur nombre s’est considérablement accru avec la généralisation des opérations boursières effectuées par des particuliers via l’Internet. Selon Marc Friedfertig, coauteur du livre The Electronic Day Trader, ce type de spéculation peut s’avérer très lucratif. «Mais si vous voulez en vivre, il faut un petit capital de départ, de l’ordre d’au moins 75 000 dollars, dont 10 000 à...