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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth: dollar toujours survendu

Le dollar est demeuré survendu hier, à Beyrouth, dans un marché toujours réticent à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 502,00 et 1 502,10 LL et rarement en dehors d’elle en l’absence de contreparties valables à l’achat, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque douze millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 502,00 LL. Coup d’arrêt à la hausse de l’euro À l’étranger, l’euro a légèrement fléchi hier, sur les marchés des changes internationaux, la devise européenne rentrant dans une phase de consolidation après plusieurs journées de forte appréciation, tandis que le dollar a repris un peu de couleurs dans le sillage de Wall Street. Le billet vert a en revanche continué à céder du terrain face à la devise nippone en l’absence de nouvelles interventions de la Banque du Japon. Selon les cambistes, l’euro n’est pas parvenu à conserver ses gains de la veille face au billet vert, cédant à des prises de bénéfices mais a également souffert hier matin de déclarations peu encourageantes à son sujet du président désigné de la Bundesbank, Ernst Welteke. «Nous ne voulons pas d’une valeur externe de l’euro trop forte car cela affaiblirait à nouveau nos exportations», a estimé M. Welteke dans une interview au quotidien allemand Hamburger Abendblatt paru hier. Selon les opérateurs, l’euro est entré dans une phase de consolidation et la devise européenne a besoin de nouveaux signes de reprise économique dans la zone euro pour accentuer sa hausse. «Pour repasser au-dessus de 1,08 dollar, il faudra encore plus de bonnes nouvelles que ce que nous avons eu jusqu’à maintenant», a estimé le chef économiste de la Canadian Imperial Bank of Commerce à Londres. Alors que l’euro a dû interrompre son mouvement ascensionnel, le dollar a bénéficié de son côté de la reprise de Wall Street, après trois séances consécutives de baisse, à l’annonce hier par le Conference Board que son indice mesurant la confiance des consommateurs américains aurait reculé de 139,00 points en juin à 135,60 points en juillet, excluant toute surchauffe économique au États-Unis. Quoi qu’il en soit, les opérateurs n’ont pas voulu prendre de nouvelles positions à la veille de la deuxième partie du témoignage semi-annuel devant le Congrès du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, sur la situation économique aux États-Unis. Cela d’autant que le marché attend aussi la publication en fin de semaine prochaine des chiffres américains sur l’emploi pour le mois de juillet. C’est dans ce contexte, que le dollar s’est négocié à New York, hier, sur un ton mitigé comme suit : – 1,0615 pour un euro contre 1,0655, la veille. – 1,5910 pour un sterling contre 1,5905. – 1,8425 DM contre 1,8360. – 6,1800 FF contre 6,1575. – 1,5075 FS contre 1,5050. – 1 824,10 lires contre 1 818,20. – 116,30 yens contre 116,60. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur les marchés des valeurs mobilières, c’est le statu quo hier à la Bourse de Beyrouth avec la stabilité des quelques valeurs qui ont fait l’objet de transactions, dont Solidere des deux catégories, la Bank of Beirut et la Byblos Bank. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,73 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 180,25 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché étale avec seulement 37 823 actions échangées d’une valeur globale de 254 917 dollars. Rebond de Wall Street Par ailleurs, Wall Street, qui n’a connu qu’une seule séance positive depuis le 19 juillet, a repris hier du poil de la bête sur des chasses aux bonnes affaires et des achats à bon compte. À cela aurait contribué la chute de 3,4 points à 135,60 points de l’indice de confiance des consommateurs en juillet comparativement à juin, dans un développement excluant toute surchauffe économique. Cela d’autant que c’est la première baisse de ce baromètre de conjoncture après huit mois de progression consécutifs. La cote américaine a été, en outre, soutenue par plusieurs annonces de bons résultats d’entreprises américaines au deuxième trimestre qui, avec les achats à bon compte, ont aidé les intervenants à se départir de leurs craintes de voir les taux d’intérêt américains être relevés. Ces craintes se sont d’autant plus effacées que le marché apprenait les chiffres de l’indice de confiance des consommateurs. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a bondi d’un plus bas à 10 862,84 points à un plus haut à 11 015,95 points, avant d’afficher en préclôture 11 011,41 points, en hausse de 148,25 points sur la veille. Les Bourses européennes terminent en hausse Aidée par la bonne tenue de Wall Street au moment de la clôture, la plupart des Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, mettant ainsi fin à une série de sept séances de baisse consécutives. Les craintes de voir la Réserve fédérale relever assez rapidement ses taux d’intérêt, qui ont été la cause première du repli vu ces derniers jours, ont toutefois limité la progression des places européennes. À Paris le CAC 40 a gagné 0,56 %, le FTSE 100 à Londres a pris 1,52 % et le Xetra Dax à Francfort 0,34 %. Bruxelles a gagné 0,93 %, Amsterdam 0,53 %, Zurich 1,31 % et Milan 0,45 %. Seul Madrid a reculé de 1,05 %. Les investisseurs estiment qu’un resserrement monétaire aux États-Unis devrait intervenir d’ici peu, une anticipation qui fait grimper les rendements des emprunts des deux côtés de l’Atlantique. «Si les taux d’intérêt européens retombent un peu, alors le potentiel de hausse des valeurs boursières européennes sera plus important que celui des valeurs américaines», a estimé Alessandro Delia-Russell (Banca Akros). On attend également le deuxième énoncé du discours Humphrey-Hawkins d’Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat cette fois, qui est prévu aujourd’hui. «La tendance reste aux prises de bénéfices et les marchés sont encore perturbés par la situation économique américaine et l’impact de celle-ci sur les marchés obligataires», a noté Alain Bokobza (SG Securities). Du côté des valeurs, le secteur, la distribution s’est distingué dans la foulée de Metro, qui a gagné 2,68 %. Toujours à Francfort, Karstadt a progressé de 1,64 %. À Paris, Pinault Printemps-Redoute (PPR) a avancé de 2,5 % après avoir annoncé une hausse de 13,6 % de son chiffre d’affaires au premier semestre. Le britannique Reckitt & Coleman et le néerlandais Benckiser ont été très en vue après que les deux groupes eurent dévoilé leur intention de fusionner pour donner naissance au premier groupe mondial de produits d’entretien ménager. À Londres, Reckitt a bondi de 12,1 % et à Amsterdam Benckiser a pris 3,1 %. Dans le secteur des télécommunications, British Telecom s’est adjugé 6,2 %. Le géant des télécommunications a annoncé qu’il devenait propriétaire à part entière de l’entreprise de téléphonie mobile Cellnet, après avoir racheté les 40 % qu’il ne détenait pas encore à Securicor, pour 3,15 milliards de livres. Securicor a de son côté progressé de 7,4 %. Toujours à Londres, Glaxo Wellcome a avancé 4,3 % après avoir annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) américaine avait autorisé la mise sur le marché de son médicament contre la grippe Relenza. Les indices européens ont tous progressé, le DJ Stoxx a pris 0,81 %, le DJ Stoxx Euro 50 0,29 % et le FTSE Eurotop 300 0,93 %. Tokyo : poursuite de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé mardi en légère baisse de 0,2 %, l’indice Nikkei perdant 28,62 points à 17 462,72 points, sur des prises de bénéfices après une courte hausse des valeurs à l’exportation, selon les opérateurs. L’indice élargi Topix a perdu 2,21 points à 1 434,11. Les échanges sont restés limités au cours de ce cinquième jour consécutif de baisse, les investisseurs surveillant l’évolution du marché des changes et de Wall Street, selon les opérateurs. 462,5 millions d’actions ont été échangées contre 395,38 millions lundi. «La hausse du yen affaiblit la tendance du marché, poussant les investisseurs à rester en retrait», a expliqué Tatsuo Kurokawa de Nomura Securities Co. «Toutefois, il n’y a pas de facteur catégoriquement négatif». Il a ajouté que, selon une rumeur de marché, des capitaux publics ont acheté les valeurs vedettes internationales dans l’après-midi pour soutenir le marché. Les opérateurs étaient réticents à prendre de nouvelles positions, le jour de la liquidation des positions pour juillet. Le Nikkei est monté jusqu’à 17 613,24 au cours de la première heure de séance, le dollar montant jusqu’à 117,40 yens. Mais il est retombé lorsque le yen a retrouvé de la vigueur, ont indiqué les opérateurs. Les investisseurs étrangers ont vendu les titres des secteur haute technologie, télécoms et électronique grand public, parmi lesquels Toshiba et Nec, le dollar semblant peu à même de retrouver un niveau ferme actuellement, estiment les opérateurs. Mais le marché s’est repris en fin de séance sur des chasses aux bonnes affaires. Les titres des secteurs haute-technologie et télécom et des entreprises exportatrices ont connu de telles hausses au cours des dernières séances que les «investisseurs peuvent prendre leurs bénéfices dès maintenant», a jugé un courtier d’Ark Securities. Il a ajouté s’attendre maintenant à ce que la Bourse poursuive sa correction et pense qu’un soutien interviendra autour d’un niveau plancher de 17 200 points du Nikkei. La plupart des actions, soit 698, étaient en baisse contre 483 à la hausse tandis que 130 autres restaient inchangées. Les valeurs du secteur haute technologie étaient majoritairement en baisse, soumises aux pressions conjuguées du haut niveau du yen et de la faiblesse prolongée des valeurs américaines de ce secteur.
Le dollar est demeuré survendu hier, à Beyrouth, dans un marché toujours réticent à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au bas de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 502,00 et 1 502,10 LL et rarement en dehors d’elle en l’absence de contreparties valables à l’achat, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque douze millions de dollars, en grande partie absorbés...