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Actualités - Chronologie

MUSIQUE - Fractures, surdoses et insolations par certaines Woodstock 99 ? Le vietnam...

Fractures, surdoses, insolation par centaines : Woodstock 99 a attiré seulement la moitié des 400 000 personnes attendues, mais le bilan médical semble déjà lourd. «C’est une frat party», explique un porte-parole de la police, John Scher, faisant référence aux fêtes copieusement arrosées qui marquent le week-end sur les campus américains. «C’est assez incroyable qu’il y ait aussi peu d’accidents». Car comme souvent lors des «frat parties», la soirée sur cette base aérienne du nord-ouest de l’État de New York a dégénéré singulièrement lors du concert du groupe américain Limp Bizkit, ce que les organisateurs ont été contraints d’admettre, bien contre leur gré. «C’est un grand succès sur le plan de la sécurité», assurait en début de conférence de presse Ken Donnahue. Tout juste l’ancien chef de la police du métro de New York évoquait-il «quelques gamins remuants», en annonçant seulement trois interpellations pour possession de marijuana et une pour entrée illégale sur le site. Mais les nombreux journalistes présents ont pu constater que les choses ont dégénéré rapidement. «C’était le Vietnam», s’est exclamée une journaliste de la chaîne musicale MTV, partenaire de l’organisation qui était installée près de la scène ornée d’une toile de Peter Max, décor psychédélique style années 1970 sur le thème “peace and love”, bien loin des goûts d’un public de 20 ans. La jeune femme a décrit les bouteilles s’abattant sur elle et les blessés impossibles à soigner car une tente médicale proche d’elle a dû être fermée pour préserver la sécurité du personnel. « Trou de K » «Dans les faits, elle est correcte», a admis John Scher, accusant les médias de «ne pas prendre en compte l’aspect sociologique de ce genre de musique», mais refusant de fournir le moindre chiffre. «C’était assez dur (...). Nous avons réagi du mieux que nous le pouvions», s’est-il défendu, expliquant que Limp Bizkit n’avait pas l’habitude de jouer devant des foules de 200 000 personnes et que le public avait rendu inutilisable le système sonore qui aurait permis à Fred Durst, le chanteur du groupe, de tenter de calmer le jeu. Rage Against the Machine, le groupe de hard rock qui a une certaine habitude des débordements, «a hésité à jouer», a-t-il reconnu. Ken Donnahue et John Scher ont esquivé toutes les questions concernant la drogue, omniprésente comme on pouvait le constater. Certaines tentes médicales n’avaient pas assez de lits pour accueillir les gamins tombés dans un «trou de K», cet état de quasi-coma éveillé dans lequel plonge l’abus de «Special K», un anesthésiant vétérinaire prisé dans les clubs de danse depuis une dizaine d’années. Les organisateurs ont par ailleurs admis ce que tout le monde avait pu observer : quelques centaines de mètres du mur qui encercle la base aérienne de Griffiss, près de Rome, dans le nord-ouest de l’État de New York, ont été arrachés. Un nombre indéterminé de personnes ont pu s’y engouffrer samedi soir mais cela n’a pas affecté les ventes de tickets, selon M. Scher. «Nous avons vendu sans doute entre 175 000 et 200 000 billets, en comptant les promotions, il doit y avoir environ 225 000 spectateurs», a-t-il indiqué. «C’est plutôt honorable», a-t-il estimé. «Je ne crois pas que nous soyons déçus». Les organisateurs avaient dit espérer entre 350 000 et 400 000 spectateurs. Toutes les routes menant à Rome étaient bordées de panneaux interdisant le stationnement mais les parkings prévus suffisaient. Personne ne s’est risqué à estimer le temps nécessaire pour enlever les monceaux d’immondices entre lesquels slalomaient les festivaliers.
Fractures, surdoses, insolation par centaines : Woodstock 99 a attiré seulement la moitié des 400 000 personnes attendues, mais le bilan médical semble déjà lourd. «C’est une frat party», explique un porte-parole de la police, John Scher, faisant référence aux fêtes copieusement arrosées qui marquent le week-end sur les campus américains. «C’est assez incroyable qu’il y ait aussi peu d’accidents». Car comme souvent lors des «frat parties», la soirée sur cette base aérienne du nord-ouest de l’État de New York a dégénéré singulièrement lors du concert du groupe américain Limp Bizkit, ce que les organisateurs ont été contraints d’admettre, bien contre leur gré. «C’est un grand succès sur le plan de la sécurité», assurait en début de conférence de presse Ken Donnahue. Tout juste l’ancien...