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Actualités - Chronologie

TENNIS - Tournoi international de l'ATCL Zaatini vole la vedette à Mauresmo

Au début du tournoi, avec des vedettes du calibre de Chesnokov ou Raoux, il était utopique d’espérer avoir un joueur libanais dans le dernier carré du Tournoi international de l’ATCL. Depuis hier, Hicham Zaatini, superbe vainqueur de Andrei Chesnokov en deux manches sèches 7/6 (7/5), 6/1, a démenti tous les pronostics. Il y a une dizaine d’années, quand des joueurs comme Wilander, Chang ou Edberg avaient Andrei Chesnokov dans leur partie du tableau d’un grand tournoi, ils faisaient grise mine. Accrocheur et persévérant, Chesnokov, auquel il est arrivé d’être classé neuvième mondial, passait pour être la bête noire de plusieurs figures de proue du tennis international. Depuis, le Russe est en fin de carrière. Il promène sa svelte silhouette dans des tournois de seconde catégorie en attendant une retraite paisible dans une isba de sa chère banlieue moscovite. Si le Russe est en perte de vitesse, son adversaire d’un soir, en quart de finale, est en pleine bourre. Le Libanais Hicham Zaatini, héros de l’équipe locale de Coupe Davis aux côtés de Ali Hamadé, a causé la sensation de la journée d’hier en se qualifiant pour les demi-finales de la compétition aux dépens d’un Chesnokov qui s’attendait probablement à une promenade de santé face à un joueur du cru. Comme en témoigne son jeu agressif et incisif, Zaatini n’est pas un joueur de terre battue. Il n’a pas fait ses gammes aux États-Unis pour rien. Le revêtement plutôt rapide (plus que la terre battue traditionnelle) des courts de Kaslik n’est pas fait pour lui déplaire. Chesnokov, lui, ne se fait pas d’états d’âme sur ce plan-là et entame la rencontre comme il l’a fait pour les milliers d’autres matches dans sa carrière. Imperturbable et résigné, il rappelle Borg par sa façon de ne pas réagir même quand les juges de lignes oublient quelques points qu’ils auraient dû lui attribuer. La première manche ressemble à un long bras de fer entre deux joueurs qui ne s’aventurent presque jamais au filet. Les échanges se prolongent et chacun se cantonne dans son fond de court. Au jeu de jambes de Chesnokov qui va chercher les balles perdues dans les coins, répondent les balles rasantes et appuyées de Zaatini. Personne ne cède sa mise en jeu. Il est vrai que si les pourcentages de premières balles, d’un côté comme de l’autre, sont impressionnants, cela est dû au fait que les services des deux joueurs ne sont pas leur point fort. Zaatini s’impose en pleine confiance Au quatrième jeu, Zaatini connaît pourtant une première alerte en cédant une première balle de break. Maître de ses nerfs, le Libanais sauvera la balle et reviendra à 2-2. Le jeu est équilibré et les échanges alternent puissance et technique. Le revers à deux mains de Chesnokov fonctionne à merveille et Zaatini, qui ne nourrit aucun complexe vis-à-vis de la carte de visite richement garnie de son adversaire, répond par des coups droits croisés vicieux et imparables. 3-2 puis 3-3, on se dirige tout droit vers le jeu décisif. Mais avant que d’en arriver là, Zaatini a l’occasion de prendre le service de son adversaire au neuvième jeu. Fébrile, il gaspille un première balle de break, puis une deuxième et enfin une troisième. Chesnokov reste de marbre. Il sait que tôt ou tard, son adversaire va craquer. Dans les tribunes par contre, on commence à y croire, et certainement que le soutien du public dope Zaatini qui oublie qu’en face de lui, il y a un (ex) mammouth du circuit ATP. Le tie-break arrive alors que l’on joue depuis plus d’une heure dans ce match. Dans les coulisses, Amélie Mauresmo s’impatiente mais ce quart de finale du simple messieurs est tellement haletant que le public en redemande. Chesnokov empoche le premier point mais Zaatini réplique en remportant deux points consécutifs sur ses deux mises en jeu. Quand les deux joueurs changent de côté, on en est à 3-3, c’est dire si le sort de cette première manche tarde à se décider. Soudain, Zaatini accélère. Il mène 6-4 puis, sur un ace rageur, remporte enfin le set 7/5 au tie break. Le Libanais ne sait pas encore qu’il venait de porter un coup fatal au moral de son adversaire. Quand la raquette de Chesnokov effectue de violents allers-retours sur le sol, c’est que son propriétaire en a marre. Victime un peu de la chaleur et un peu d’un arbitrage pas vraiment à la hauteur de l’événement, victime surtout d’un Zaatini impérial en pleine confiance, Chesnokov va disputer une deuxième manche presque pour la forme. Il concède son service pour la première fois du match, se voit mener 2-0, puis 4-0, puis 5-0 avant que, par courtoisie, Hicham ne lui offre un jeu en guise de chant du cygne. Sur un cinglant 6-1, Hicham Zaaatini, nouveau héros local, met fin à l’attente de Mauresmo qui poireaute dans les vestiaires. Aujourd’hui, un Libanais d’Amérique, (encore un !) dispute la demi-finale du Tournoi international de l’ATCL. Il ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.
Au début du tournoi, avec des vedettes du calibre de Chesnokov ou Raoux, il était utopique d’espérer avoir un joueur libanais dans le dernier carré du Tournoi international de l’ATCL. Depuis hier, Hicham Zaatini, superbe vainqueur de Andrei Chesnokov en deux manches sèches 7/6 (7/5), 6/1, a démenti tous les pronostics. Il y a une dizaine d’années, quand des joueurs comme Wilander, Chang ou Edberg avaient Andrei Chesnokov dans leur partie du tableau d’un grand tournoi, ils faisaient grise mine. Accrocheur et persévérant, Chesnokov, auquel il est arrivé d’être classé neuvième mondial, passait pour être la bête noire de plusieurs figures de proue du tennis international. Depuis, le Russe est en fin de carrière. Il promène sa svelte silhouette dans des tournois de seconde catégorie en attendant une retraite...